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samedi 23 juillet 2011

Amy Winehouse, mort d'une Jewish Soul Princess



Deux albums, en 9 ans, auront suffi à Amy Winehouse pour imposer sa voix de soul singer du XXIème siècle. A 27 ans, retrouvée morte d’une overdose à son domicile londonien, la chanteuse anglaise rejoint la légende des Janis Joplin, Jim Morrisson et Jimi Hendrix, stars foudroyées au même âge et en pleine gloire par l’alcool et la drogue. Formidablement douée, l’héritière de Dusty Springfield, première diva soul britannique de la fin des sixties, avait fait de ses problèmes d’addiction un tube planétaire, « Rehab ».


Couronnée d’une choucroute digne de celles des Ronettes, le trio soul interprète de « Be my Baby » produit par le fou génial Phil Spector, Amy Winehouse se serait bien vue en Nice Jewish girl, comme elle aimait à se qualifier quand on l’interrogeait sur ses excès. Clone improbable de Barbra Streisand et de Liz Taylor, elle ne parlait pas d’amour et de romance dans les paroles des chansons qu’elle écrivait, mais de sexe, de dépendance, et surtout du sentiment partagé par nombre de jeunes filles juives : la culpabilité. Comme dans « You know I’m no good », lorsqu’elle chante, à la façon de la prière d’expiation du Yom Kippour : « Et pour le péché d’avoir trompé mon petit ami, et pour le péché de penser à toi en donnant du plaisir à ce type, et pour le péché de tromper, encore une fois. ». 


Les goûts musicaux d’Amy Winehouse ont été façonnés par sa famille, entre sa grand-mère Cynthia, un temps petite amie du célèbre saxophoniste de jazz anglais Ronnie Scott, qui lui fit découvrir les grandes voix du jazz, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Dinah Washington et les chanteuses de soul music, et son père Mitch, qui tentera par la suite de gérer sa carrière et ses excès, sans succès. Lors d’une interview au Huffington Post en 2010, Mitch Winehouse déclarait : « Chaque chanson qu’Amy écrit est (il mime un couteau imaginaire fouillant des entrailles), comme on dit en yiddish, une façon de vous arracher les kishkas, les tripes. Amy a un don pour vous arracher les tripes, parce que chacune de ses chansons vous brise le cœur ». Amy Winehouse vient de briser définitivement celui de ses fans, qui n’ont plus qu’à écouter en boucle ses albums « Franck » et « Back to Black ».

Alain Granat 

Le clip  de la chanson "Valérie", en duo avec Mark Ronson, dans lequel Amy Winehouse apparaît "virtuellement" :

Le clip de "Tears Dry On Their Own"

lundi 13 juin 2011

Influences croisées pour le 7è Festival des Cultures Juives de Paris


Le 7ème Festival des Cultures juives de Paris s'ouvrira mardi 14 juin, avec pour thématique les "influences croisées" entre cultures juives et celles côtoyées à travers les siècles. Jusqu'au 30 juin, plus de 50 événements, entre concerts, spectacles, films, conférences, expositions, ateliers... permettront au public parisien de découvrir un très vaste panorama des métissages et apports mutuels qui enrichissent notre société, à travers une programmation toujours éclectique. Rencontres et partage sont au coeur de cette édition, dont Jewpop vous présente les temps forts et moments à ne pas manquer.

Mardi 14 juin, la soirée d'ouverture du festival se tiendra à la Gaîté Lyrique, avec la création chorégraphique "Judith, la faiseuse de pluie", de Pasqualina Noël, qui met à l’honneur, avec la Compagnie Dance in corpore, l’œuvre de Martha Graham. Cette création sera suivie du remix audiovisuel "El Gaucho Digital", créé par deux des membres du célèbre groupe franco-argentin Gotan Project, Christoph Müller et Eduardo Makaroff, avec la présence au piano de Gustavo Beytelmann. 
  
La musique est toujours à l'honneur, avec cette année de nombreux concerts. Côté musiques actuelles, Yémen Blues (Bluesy jazz funk saharien) et le Yiddish Twist Orchestra (big band ska calypso with a yiddish twist !) le 21 juin, Mazal (électro-sefarade) et Boogie Balagan (rock psychédélique) le 23 juin, les groupes Anakronik Electro Orkestra (électro-klezmer) et Les Yeux Noirs (yiddish pop manouche jazz) le 29 juin.


Musique classique avec le récital de guitare classique par la virtuose internationale Liat Cohen dimanche 26 juin et un concert du Quatuor Benaïm avec des textes lus par Marie-Christine Barrault mardi 28 juin, musiques judéo-baroques avec l'Ensemble Texto et chants de noces judéo-espagnols avec l'Ensemble Saltiel, pour la soirée de clôture du 30 juin,  chorales juives sous la direction de Jacinta le dimanche 19 juin, cabaret musical avec le "Cortège du Tchoulent" de Miléna Kartowsky le lundi 20 juin, mais aussi des conférences comme celles que tiendront Bruno Blum, sur les liens entre culture rastafari et judaïsme, David Taugis sur les Juifs et le rock, Hervé Rothen sur l'interculturalité dans les musiques juives. 


Parmi les autres temps forts de ce festival, une soirée exceptionnelle mercredi 15 juin au Théâtre Déjazet, avec la troupe musicale du Cirque Romanès et le groupe klezmer Glik, sous le signe d'un duel musical festif dans la grande tradition des "battle" jazz, créé spécialement pour le Festival et intitulé "J'aimerais perdre la tête...". Cette 7ème édition du festival ne manquera pas de vous faire tourner la tête, alors réservez vite vos billets, les cultures juives sont dans la place !

Alain Granat

Retrouvez toutes les infos et le programme complet sur le site du Festival des Cultures Juives de Paris

Billetterie en ligne

Infos et réservations : Bureau du Festival, 35-37 rue des Francs-Bourgeois - Paris 4e - 01 42 17 10 69 
 


lundi 23 mai 2011

Mazal, l'électrochoc séfarade


"Electro-Séfarade", ou encore "Ladinelectro", la fusion entre chants séfarades traditionnels et musiques électroniques est enfin mise en sons avec le premier et très réussi album de Mazal, "Axerico en Selanik"(Tzadik). Une idée réjouissante et particulièrement bien réalisée par le duo originaire de Poitiers, composé de la chanteuse Emmanuelle Rouvray et du multi-instrumentiste Thomas Baudrillard, qui a séduit John Zorn, le fondateur du mouvement  "radical Jewish Culture" et patron du prestigieux label Tzadik. La voix de Mazal a dévoilé pour Jewpop la genèse du projet.


"En 2003, j'ai rencontré à Barcelone des argentins séfarades qui réhabilitaient une synagogue et qui collectionnaient les chants séfarades. Ils m'ont mis à disposition leur fonds et j'ai ensuite poursuivi les recherches en voyageant (Espagne, Maroc, Cuba) et en essayant de rencontrer, dans ces différents pays, des juifs séfarades toujours détenteurs de la tradition chantée. Mazal a d'abord débuté de façon acoustique avec Noj Prosper à la guitare puis Sophie Sabourin au violoncelle." explique Emmanuelle Rouvray. "En 2004, la rencontre avec Thomas Baudriller, musicien poly-instrumentiste notamment dans le groupe Gong Gong, a donné une autre direction au groupe. Nous avons été curieux de réunir nos univers musicaux très différents et avons de suite pris beaucoup de plaisir à travailler sur cette rencontre musicale, mais le premier jet est resté confidentiel" poursuit la chanteuse. 

"En 2009, nous avons eu envie de retravailler ensemble et de donner à Mazal une énergie forte et dansante. Œuvrant parallèlement sur le live et l'album "Axerico en Selanik", nous avons donné notre premier concert electro-séfarade au mois de juin 2009. Dans la même période, nous avons envoyé spontanément notre album autoproduit à John Zorn, qui nous a répondu quelques jours plus tard en nous invitant à rejoindre son label Tzadik. Nous avons donc retravaillé le mixage de certains titres et un an plus tard, en avril 2011, l'album est sorti dans la série Radical Jewish Culture".


John Zorn présente "Axerico en Selanik" en des termes particulièrement élogieux, qualifiant le disque "d'un des plus étonnants albums sortis ces dernières années sur Tzadik" ! Effectivement,  le premier opus de Mazal évite l'écueil des fusions gratuites, où l'electronica servirait de prétexte à l'exploitation commerciale d'une tradition musicale. Ici, sincérité et imagination sont au pouvoir, emportant l'auditeur dans une transe aux parfums ladino, autour de samples malins et de programmations terriblement efficaces, qui habillent avec perfection la voix hypnotique d'Emmanuelle Rouvray. Au final, cet album dégage une formidable énergie, avec des titres calibrés pour les clubs comme les très groovy "Zimbolucha", "Oy Kalelumbror" ou encore "Dame La Mano", mais aussi des plages plus contemplatives telles que "Axerico" ou "La Hermana", se concluant par une version particulièrement créative de la sublime chanson "A la Una". Outre la fierté d'être le seul groupe français, avec Autoryno, à avoir signé sur l'extraordinaire label de John Zorn, Mazal peut se targuer d'avoir réussi son pari musical. Il ne reste plus qu'à leur souhaiter maintenant le même succès qu'un Gotan Project.

Alain Granat


Découvrez "Oy Kalelumbror" en live


mercredi 27 avril 2011

Le Cortège du Tchoulent : un cabaret yiddish qui a du goût !

Les jeunes artistes qui renouvellent l'univers de la yiddishkeit (culture yiddish) avec talent sont rares. Miléna Kartowski, chanteuse et comédienne, a vu son formidable spectacle "Le Cortège du Tchoulent" élu "Coup de coeur" de la Fnac. Un label amplement mérité pour cette création qui mêle théâtre et musique dans la grande tradition du cabaret yiddish. Un cabaret festif, émouvant et plein d'humour, où Miléna Kartowski se réapproprie sa culture dans un show totalement moderne, loin de ce qu'elle qualifie - à juste titre - des "poncifs sclérosés, des images éculées et des interprétations cristallisées dans la douleur d'un passé tragique".

Le Tchoulent, ce ragoût de Shabbat roboratif et longuement mijoté, emblématique de la cuisine ashkénaze et célébré par Heine, l'est aussi d'une culture yiddish dont la transmission passe autant par l'apprentissage de la langue que par celle des traditions culinaires, passées de mère en fille. Puisant son inspiration dans ses souvenirs d'enfance, la chanteuse fait le lien entre ce goût (Tam en yiddish) porteur de toute une identité, qu'elle qualifie joliment de "madeleine de Proust d'un monde englouti", et de "peinture d'un monde d'avenir, celui du yiddish de demain, mon yiddish". 

Le Tchoulent de Miléna Kartowski, produit avec la collaboration artistique de Yael Tama, a une très belle saveur, celle de la fête d'un passé qui se conjugue au présent, avec une  énergie folle, qui donne envie de danser. Pour reprendre les mots d'Albert Memmi dans son recueil de pensées intitulé "Bonheurs" (Arléa / Le Seuil), "Le fameux Nahman de Bratslav ne dit-il pas que, à l'instar de la Torah, tout danse dans l'univers ?". Celui du "Cortège du Tchoulent" est empli de joie, porté par une artiste à la voix superbe, entourée de trois excellents musiciens (Nicolas Arnault au piano, François Collombon aux percussions, Samuel Maquin à la clarinette) qui mitonnent comme des chefs la musique klezmer avec des pincées de jazz, de reggae, de slam.


Si vous n'avez jamais goûté au Tchoulent (et tout particulièrement à son ingrédient le plus léger et diététique, le kishke - intestin de boeuf ou cou d'oie farci selon les recettes - dont la dégustation reste le test ultime d'adhésion à la yiddishkeit !), vous vous délecterez de celui concocté par Miléna Kartowski.

Alain Granat

Les Jeudis 28 avril et 12 mai a 20h30
Les Dimanches 1, 8, 22 et 29 mai a 18h

Au Kiron Espace
10 rue de la Vacquerie
75010 Paris
Réservations: 01 44 64 11 50 /
ou sur Fnac.com (22€)

Le teaser du spectacle 



mercredi 6 avril 2011

Juifs, Arabes : Katerine leur taille un short !


Les paroles du nouveau single de Katerine, "Juifs Arabes", ont le mérite, contrairement aux  textes grotesques du récent album de Johnny, d'assumer totalement leur réjouissante crétinerie. "Juifs, Arabes, ensemble", psalmodié pendant plus de trois minutes, voilà un texte qui, outre son message tout à fait noble, ne demande pas d'effort de mémorisation insurmontable. On attend avec une impatience non dissimulée de voir les fans du chanteur reprendre, façon "Louxor, j'adore", ces paroles en concert, en esquissant la subtile choré réalisée dans son nouveau clip.

C'est en costume d'évêque, coiffé d'une mitre, que Katerine se présente entouré de danseurs huilés et en shorts moulants, dans une boîte (le VIP à Nantes) au décor de club échangiste. Dans une interview à Rue 89, le chanteur explique que le titre « est venu d'une choré inventée dans le tour-bus avec les musiciens, en réalisant que les Arabes applaudissent vers le bas et les Juifs vers le haut. » Vous noterez, en regardant le clip réalisé par son complice Gaëtan Chataigner, quelques subtils détails tels que les gonflements de pectoraux en rythme d'un des danseurs, ainsi que le bide très "bear" de celui qui évolue au milieu de la piste ! Katerine nous fait toujours autant rire, se foutant allègrement des clichés gays comme de la gueule du public, bobo ou pas. Et on en redemande !

lundi 4 avril 2011

Yom & The Wonder Rabbis : Superklezmer !


Sous le costume d'un Super Héros qui répand l'amour de la musique avec sa clarinette, Yom, prodige du klezmer, publie "With Love" (Buda Musique), accompagné de son nouveau groupe les Wonder Rabbis. Un troisième opus aux climats psychédéliques, rock, electro et trip-hop, qui fait évoluer la musique klezmer vers de nouveaux horizons particulièrement réjouissants. Par une triste ironie de l'Histoire, l'album s'ouvre sur un sombre "Picnic in Tchernobyl", qui prend ici une dimension visionnaire avec la catastrophe nucléaire de Fukushima.

"Brian Eno est un génie !", s'enthousiasme Yom. Si l'influence de l'immense musicien britannique, producteur de Bowie et des Talking Heads, se fait sentir tout au long des plages de "With Love", c'est aussi l'univers de Sigur Ros, de Radiohead, Massive Attack, voire du clarinettiste jazz Jimmy Giuffre dans ses expérimentations les plus orientalistes, que l'on retrouve dans ce road trip aux confins d'une vibrante Europe de l'Est, dont les frontières musicales iraient allègrement des rivages du Danube aux minarets d'Istanbul.


Entouré de son super groupe, les Wonder Rabbis (Manuel Peskine aux claviers, Sébastien Lété, drums et Sylvain Daniel à la basse), un power trio qui, n'en déplaise aux puristes du klezmer des siècles passés - dont Yom "n'a que faire" - porte le clarinettiste avec une énergie délibérément rock, notre musicien super doué délivre une musique chargée d'histoire et profondément actuelle. L'esthétique pop de l'album est renforcée par une pochette au design comics admirablement réalisée par le dessinateur Pierre Van Hove, qui, dans la grande tradition des Stan Lee et autres créateurs juifs de super héros, nous gratifie, à l'intérieur du superbe digipack, d'un poster à l'ancienne. Notre seul regret : que "With Love" ne soit pas (encore ?) disponible en édition vinyle. Un si bel objet le mérite !

Alain Granat


Découvrez le teaser de Yom & The Wonder Rabbis

jeudi 10 mars 2011

Mémoires juives et tsiganes en concert


Un concert exceptionnel de musiques juives et tsiganes est organisé dimanche 13 mars à 18h30 au Café de la Danse, en présence de TONY GATLIFF, avec de nombreux artistes :

RONA HARTNER : http://www.myspace.com/ronahartner
FREDO DES OGRES DE BARBACK : http://www.lesogres.com/main.htm
DENIS CUNIOT : http://www.myspace.com/deniscuniot
PETIA IOURTCHENKO ET SA COMPAGNIE DE DANSE TSIGANE ROMANO ATMO :http://petiadansetzigane.com/
ADRIAN RECEANU : http://www.myspace.com/adrianreceanu
GABI JIMENEZ : http://www.gabijimenez.fr/
TCHA LIMBERGER : http://www.myspace.com/limbergertcha
MILENA KARTOWSKI : http://www.myspace.com/milenakartowski
NOEMI WAYSFELD & BLIK : http://www.myblik.fr/
FIONA MONBET : http://www.youtube.com/watch?v=QnTdn1SeqtY
ISABELLE MARX ET RICHARD DOUST : http://www.richarddoust.eu/
SYNTAX : http://www.dailymotion.com/video/xm99u_syntaxe-le-rap-manouche_music
Et bien d'autres encore ...


Les bénéfices du concert contribueront au financement d’une initiative inédite : un voyage de la mémoire qui réunira Juifs et Tsiganes en Pologne, sur les traces des communautés disparues, de la déportation et de l’extermination, du 16 au 20 mars 2011. La délégation, composée des dirigeants de l’UEJF, la FNASAT, l’UFAT, l’ANGVC et l’ASNIT, sera accompagnée d’historiens et d’un ancien déporté, qui organiseront ensuite une série de conférences pour en témoigner et initier un véritable dialogue des mémoires.

Adresse : Café de la Danse, 5 passage Louis Philippe, 75011 Paris (métro Bastille). P.A.F. : 15€

Réservations : http://cafedeladanse.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musiques-d-Orient---Maghreb-MEMOIRES-JUIVES-ET-TSIGANES-CD133.htm#
Groupe facebook : Concert exceptionnel : Mémoires Juives et Tsiganes

lundi 7 mars 2011

Enrico Macias, chantre de toutes les cultures juives


Avec "Voyage d'une mélodie" (AZ/Universal), Enrico Macias s'impose définitivement comme l'une des voix majeures de la musique populaire juive. Si l'on se souvient de son magnifique "Hommage à Cheikh Raymond" publié en 1999, si l'on connaît sa virtuosité de guitariste de malouf, on découvre en parcourant ce splendide album un interprète unique de jewish world music.

D'aucuns seront surpris d'entendre ici Enrico Macias chanter en yiddish. Le résultat est formidable, empreint d'émotions, et constitue un formidable pied de nez à tous ceux qui considèrent que les cultures séfarades et ashkénazes sont aussi dissemblables que la dafina du geffelte fish. Qu'il chante, avec brio, des mélodies classiques yiddish adaptées avec talent en français par Claude Zuffrieden, professeur de yiddish, ou en arabe, ladino, hébreu, kabyle, yiddish, avec une aisance confondante... Macias démontre combien l'unité du peuple juif passe par la musique et le mélange des cultures, et combien son message de paix reste brûlant d'actualité.


A l'initiative de ce projet détonant, Jean-Claude Ghrenassia, fils d'Enrico, contrebassiste, producteur et arrangeur de talent, qui a eu l'idée de cet album et a mis en rapport son père et Josh Dolgin, plus connu sous le nom de Socalled. Le roi des musiques juives yiddish mitonnées à la sauce electro-funk-hip hop, qui s'est fait connaître avec le tube "You are never alone" (Jewish Cowboy), titre adapté en français pour ouvrir l'album, a arrangé avec subtilité les titres yiddish du disque, qui sonne au final comme un "Buena Vista Social Jewish Club" chaleureux et limpide. 

Au fil du disque, on découvre de superbes duos, parmi lesquels la reprise de "Oh ! Guitare, guitare", chantée avec Idir, "Mi Corason", un traditionnel ladino dans lequel excelle Macias, porté par la sublime voix de Yasmin Levy, une très belle version du standard "Paris tu m'as pris dans tes bras" interprétée en yiddish avec le mythique Théodore Bikel, l'émouvante prière traditionnelle "Shalom Aleikhem" avec Daniel Levi. "Voyage d'une mélodie" est un opus où la mémoire tient une place importante, avec notamment "Ne dis pas", adaptation d'un chant d'espérance composé dans le ghetto de Vilnius, "Les Séfarades", sur un très beau texte d'Eliette Abecassis, mais aussi un disque très festif, où l'on constate, à la lumière des arrangements de Jean-Claude Ghrenassia et de Socalled,  que musiques orientales et d'Europe de l'Est ont bien des points communs. jewpop ne résiste pas au plaisir de reproduire la dédicace faite par Enrico Macias pour un disque (au titre évocateur : "Surprise Partie Pieds Noirs" !) publié en 1964, présentant des versions instrumentales de ses premiers tubes. Elle résume tout ce que nous éprouvons à l'écoute de cet album incontournable.

Alain Granat



Retrouvez l'interview du chanteur et des extraits de l'album dans l'émission Balagan Music diffusée sur radio Shalom le samedi 5 mars 2011 (animée par Laurence Haziza, chroniqueuse Marthe Dérosières)

Voir l'émission "Le Cabinet de curiosités" avec Enrico Macias

mercredi 23 février 2011

David Dahan, le Quincy J(ew)ones du PAF !

"N'oubliez pas les paroles" (Nagui), "En route vers 2011" (Arthur), "Spéciales Question pour un champion" (J. Lepers), "Ca va être votre fête !" (Nagui), "Le Marathon des jeux" (Nagui), "Happy Hour" (T. Ardisson), "Danse avec les Stars"(S. Quétier/V. Cerutti)... Ces émissions dont les audiences atteignent des sommets sont mises en musique par un chef d'orchestre hors du commun. David Dahan a réussi la gageure de monter en France un big band devenu incontournable en télévision, à l'image des formations qui rythment les mythiques shows tv d'Outre-Atlantique tels le "Saturday Night Live." Interview de notre Quincy J(ew)ones national.

Jewpop : David, comment rentre-t-on dans le cercle très restreint des orchestres d'émissions de prime-time ?
DD : En priant très fort ! Plaisanterie mise à part, j'ai eu l'occasion, au début des années 90, de rencontrer Gérard Pullicino, alors réalisateur des émissions tv des Inconnus. Je collaborais avec Alain Granat à la création des chansons des Inconnus (ndlr : plusieurs titres classés en tête des charts, comme "Auteuil Neuilly Passy"). A la même période, j'ai monté David Dexter D., le premier groupe d'acid-jazz français. Nous avons, avec Alain, produit deux albums entre 1992 et 1997 et tourné en Europe, au Canada et au Japon avec ce groupe. DDD a été le premier band français a être programmé sur MTV Europe, a fait tous les prime tv français, joué devant des scènes de plus de 30 000 spectateurs, du délire total ! Pour en revenir à ta question, c'est Gérard Pullicino qui avait demandé à Alain s'il pouvait assurer l'orchestre sur l'émission "Francovisions" présentée par Nagui. Alain m'a refilé le bébé et voilà comment je me suis retrouvé chef d'orchestre sur un prime ! Nagui m'a mis plusieurs fois le pied à l'étrier.


Jewpop : Entretemps, tu montes également Life, sans doute l'orchestre de soirées privées le plus prisé de France. Tu vois depuis des années la communauté juive dans tous ses états. On est loin de Coco, ou en plein dedans ?
DD : J'adore l'ambiance des mariages ! J'ajoute qu'aujourd'hui, on est très loin de Coco, les fêtes sont beaucoup plus sobres. Le Sentier a fermé, moins de cash circule, et puis les chinois font moins de bar-mitzvah et plus de karaoké. Plus sérieusement, la conjoncture économique fait que les fêtes sont plus recentrées sur la famille, on recherche plutôt une âme qu'épater la galerie ou le concurrent qui tient la boutique d'en face ! Mais je fais aussi beaucoup de grands mariages dans la communauté catholique, qui redécouvre le plaisir d'avoir du live. Et la fête se déroule de la même manière, on passe moins de temps à table et plus de temps à danser sur les Black Eyed Peas que sur des valses Idem dans l'événementiel, fini le temps des fêtes bling-bling, elles sont centrées sur la fusion des salariés au travers de la fête.

Jewpop : Pour en revenir à la tv, c'est quoi, ton truc pour être partout et incontournable, tu couches ou tu arroses ?
DD : Les deux. Non, c'est d'abord une question de rencontres, d'opportunités, et évidemment de compétences. A l'instar des soirées privées où en tant que maître de cérémonie, je gère l'ensemble de la soirée, en tv, on est aux ordres de la prod et de l'animateur. Pas question de toucher au format, ou de dévier les chartes établies d'un pouce, il faut avoir beaucoup de sang-froid et anticiper en permanence, surtout lors des direct comme "Dancing" ou "N'oubliez pas...". Ce qui me plaît dans toute ces aventures, c'est le challenge ! J'ai adoré être en mesure de faire jouer 350 titres pour "N'oubliez pas les paroles" avec 10 jours de répétitions seulement pour l'orchestre (jusqu'à 750 récemment  sur un répertoire de 2000 titres!), monter un big band de 17 musiciens pour l'émission d'Arthur et pour Dancing, des musiciens capables de tout jouer, et avec classe ! On a cette chance unique en France, grâce à la world music et au mélange des cultures, de pouvoir offrir au monde les meilleurs orchestres de variété.


Jewpop : Est-ce que tu vois une évolution par rapport à la grande époque des Pierre Porte ("Les rdv du dimanche") / Paul Mauriat, ces orchestres mythiques des 70's ?
DD : Oui ! Car la world n'était pas si populaire à l'époque, on n'écoutait pas encore de reggae, de dub, ni de r'n'b, hip hop et autres titres electro utilisant du sampling a tout va. Ce qui est intéressant dans l'émission "Dancing...", c'est d'arriver à faire groover un pupitre de big band  sur des beat electro. On navigue ainsi entre l'image traditionnelle du big band jazzy et la modernité des djs.

Jewpop : Les projets à venir de David Dahan ?
DD : Des tonnes, et depuis toujours, beaucoup de risques aussi histoire de rester en vie. Retour à la prod d'albums avec mon acolyte Alain Granat, le développement d'un concept original de conciergerie musicale, qui fonctionne déjà à merveille au niveau des palaces parisiens, plusieurs émissions en cours, de la musique à l'image pour des films d'entreprise, de grands bals à venir, comme celui des Débutantes ou de la Rose, et j'espère de belles rencontres humaines, c'est mon moteur essentiel !

Jewpop : Pour conclure, c'est quoi, ton rêve absolu ?
DD : Que mes proches et tous ceux que j'aime soient en bonne santé !

jeudi 17 février 2011

Macy Gray au paradis en Israël !


Après l'annulation du concert de Vanessa Paradis à Tel-Aviv (officiellement due à des "impératifs professionnels", mais selon les sources de jewpop proches du management de l'artiste, résultant uniquement de la campagne d'intimidation du BDS), l'attitude constructive de la diva soul Macy Gray, qui vient de se produire en Israël malgré le même type de pressions, après avoir consulté ses fans et répondu à ses détracteurs sur Facebook et twitter, apporte un éclairage nouveau sur l'importance conjuguée des réseaux sociaux et des relations entres fans et artistes conscients de leur responsabilité. Décryptage par Jonathan-Simon Sellem, du site JSS News

Le 11 février, dans un article publié en anglais, nous écrivions que la représentation s’est parfaitement passée. Macy Gray a donc décidé de ne pas écouter ceux qui voudraient interdire aux juifs de vivre en Israël. Et visiblement, elle a eu raison. Voilà ce que la chanteuse déclare aujourd’hui sur son compte twitter

En français: “Merci Tel-Aviv. Ce fut le voyage le plus incroyable de ma vie. Je suis nouvelle et je promet de faire du mieux que je peux.”. D’autant plus réjouissant que pendant son séjour en Israël, elle a également prit le temps de répondre aux organisateurs des campagnes de boycott anti-juifs d’Israël !
Dans un premier twitt (à gauche), “Atmona” lui demande d’ouvrir un lien qui la dirigera sur un article lui demandant d’annuler son concert en Terre Sainte. Macy Gray répond qu’elle a lu l’article. Atmona revient alors à la charge (twitt de droite) et lui demande ce qu’elle en pense. Macy Gray répond: “plein de mauvaises informations, mais rien de neuf !”. Une vraie fessée déculottée pour les BDSeurs à l’inspiration hitlérienne. Mais si vous croyez que cela s’arrête là, vous vous trompez… Lisez la suite. Macy Gray passe carrément à l’offensive et rentre dans le lard des anti-israéliens (plus que pro-palestiniens en tout cas!).
A Atmona: que fais-tu toute la journée à écrire des twitt emplis de haine ? Qu’est-ce que tu apportes ? Tu ne parles jamais de paix, seulement de te supporter. A un autre internaute qui lui dit qu’il espère qu’elle ne s’est pas trompée en allant en Israël, elle répond : “Tu fais la paix avec les ennemis, pas avec les amis.” Puis Macy Gray explique qu’elle s’apprête à rencontrer un député israélien. “Envoyez moi vos questions”. Ainsi, elle reçoit un message lui demandant si le député croit qu’il devrait y avoir un Etat Palestinien. Ce à quoi Macy répond “Il a dit absolument. Et qu’il veut la paix plus qu’autre chose et qu’ils travaillent dur sur le traité. Il m’a l’air bien.”. Alors là, moi je dis “chapeau l’artiste” ! L’occasion pour moi de redécouvrir Macy Gray dans ses passages de Taratata



 
Une chose est sûre, selon mes sources, elle a adorée prendre son petit déj dans le quartier super à la mode de Neve Tsedek dans le sud de Tel-Aviv. Elle a adoré les croissant du Dallal !
Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

Les lecteurs anglophones pourront également retrouver une interview de Macy Gray sur le site du Jerusalem Post

dimanche 13 février 2011

Jewish Valentine's Day


Art Spiegelman, créateur de la BD "Maus", récemment célébré par le Festival d'Angoulême, fut l'un des dessinateurs des célèbres couvertures du magazine The New Yorker dédiées au Valentine's Day. Publié en 1993, ce baiser entre une femme noire et un juif hassid fit scandale. Jewpop la dédie à tous les amoureux du monde et les invite, ainsi que tous les amoureux de musique, à télécharger le mixe spécialement concocté pour l'occasion par Diwon, de l'excellent label de Nu Jewish Music Shemspeed.

Il vous suffit de suivre ce lien, puis de cliquer dans l'onglet orange "click here to start download", pour découvrir "I Heart Mixtape", un mix de chansons d'amour de Cat Power, Finlay Quaye, Buju Banton, Blur, Smokey Robinson... Simple comme un baiser. Qui, comme l'explique le philosophe et écrivain Gérald Cahen, directeur d'un ouvrage collectif sur le sujet ("Le Baiser. Premières leçons d'amour." Editions Autrement 1997), " A une valeur sacrée. Dans la Bible, il est associé à la création de l'homme, à la transmission de l'âme. Dieu crée Adam par un souffle, ce que les cabalistes traduisent par un baiser. " (extrait d'un passionnant article sur le sujet publié dans l'édition du Monde du dimanche 13 février). Happy Valentine's Day !

mercredi 2 février 2011

Le label Shemspeed offre 26 remixes !


Le label Shemspeed, basé à Brooklyn, toujours à la pointe de la nu jewish music, offre 26 remixes en téléchargement gratuit ! Les artistes maison y figurent en bonne place, avec Y-Love, DeScribe, Kosha Dillz, Electro Morocco... aux côtés de Yael Naim ("New Soul"), Matisyahu, Idan Raichel, mais aussi de Snoop Dogg, Nas & Damian Marley, ou encore Stevie Wonder !



Pour télécharger ces 26 titres, il vous suffit de vous rendre sur ce lien, puis de cliquer, dans le pavé encadré en orange, sur "click here to start download". Yummy !



mercredi 29 décembre 2010

Le Top 100 des meilleures chansons juives


Qu'est-ce que la chanson juive ? Vaste question à laquelle ont sans doute merveilleusement répondu deux génies en la matière, le compositeur américain Jerome Kern et son parolier Oscar Hammerstein II, discutant d'un projet de comédie musicale sur la vie de Marco Polo. Hammerstein demande à Kern, “Voilà une histoire qui se déroule en Chine, dont le héros est italien, et qui sera racontée par un Irlandais. Quel genre de musique vas-tu composer ?” Kern répond “Ce sera de la bonne musique juive.”


Cette histoire, narrée par le magazine américain Tablet, figure dans l'article qu'ils consacrent à  leur sélection des 100 meilleures chansons juives de tous les temps, évidemment très subjective. De la liturgie au folklore, en passant par le rock, les standards de Broadway et le hip hop, on y retrouve pêle-mêle Bob Dylan, Kol Nidre, Amy Wynehouse et... l'Internationale ! Cette liste et les argumentaires qui accompagnent le choix de chacune des chansons est réjouissante (pour lecteurs anglophones), mais frustrante pour les amateurs de chanson française, puisque le seul représentant francophone de cette "top liste" est Serge Gainsbourg, avec "Je t'aime... Moi non plus" (une chanson définitivement très juive :-) N'hésitez donc pas à laisser vos commentaires rageurs à la suite de cet excellent article de Tablet Magazine. En attendant d'établir une "contre-liste", que jewpop se fera un plaisir de concocter (vos suggestions sont les bienvenues !), voici trois chansons qui méritent amplement d'y figurer, tout en haut de la liste !



mercredi 15 décembre 2010

Un nouvel album live pour Matisyahu !

C'est le 1er février 2011 que le prochain album de Matisyahu sera dans les bacs aux USA, et disponible en téléchargement sur le web. Les fans du chanteur connaissent par coeur son premier album enregistré en public en 2005, "Live at Stubb's", qui l'a fait connaître du grand public et des amateurs de reggae.


Avec "Live at Stubb's II", Matisyahu propose des tas de surprises à son public. En vous rendant sur le site matisyahuworld.com, vous pourrez y télécharger gratuitement le mp3 du titre "Time of Your Song", mais aussi choisir entre différentes options d'achat de l'album, comme le "super deluxe" package pour fans. Du collector à la pelle, avec la version vinyle 180g les éditions Deluxe CD et DVD,  des titres exclusifs en  téléchargement, une lettre réservée aux fans où l'artiste évoque sa carrière et son retour dans la légendaire salle de concert du Stubb's à Austin, mais aussi un keffieh israélien en édition limitée,  un t-shirt, un livre de 40 pages, le tout à pré-commander dès maintenant ! (74,99$)

En attendant le 1er février, voici le trailer du DVD :


                           


jeudi 2 décembre 2010

Hanouka's Best Videos 2010


Depuis l'avènement d'Internet et des réseaux sociaux, fini les traditionnels voeux de Hanouka, la mode est aux videos, photos et autres cartoons postés sur Facebook ou envoyés par mails à vos familles et amis. Jewpop vous a sélectionné quelques clips, dessins animés et autres chansons improbables et totalement swing ! "Que les lumières de Hanouka illuminent vos sourires et ceux de toutes celles et tous ceux que vous aimez" (Bébert le livreur).

Hanouka à New-York, chanté par l'excellent Jewish Boys Band Six 13, pour promouvoir le mouvement de jeunesse américain NCSY. Groovy !

"Dreidel Dreidel Dreidel" est le standard américain de Hanuka par excellence, repris dans de multiples versions. Le chanteur et hazan Kenny Ellis fait swinguer Hanuka dans l'esprit du big band de Count Basie, avec cet extraordinaire "Swingin' Dreidel" !


On fête aussi Hanuka en Allemagne, et avec beaucoup d'humour ! Pour internautes germanophones.


Restons dans l'ambiance kraut, avec Achhhhhhnold the governor ! "Danse avec Hanukator", comme l'a intitulé avec beaucoup d'humour Laetitia, qui nous a envoyé cette hilarante video. 


Un dessin animé pour expliquer aux tout-petits l'histoire de Hanouka ? Et leur apprendre l'anglais de concert : Sesame Street, incontournable !


Enfin, pour éviter de répondre à tous ceux qui vont forcément nous demander l'origine de la photo des deux charmantes blondes qui illustrent ce post, voici les Shlep Sisters, reines du Jewish Burlesque





lundi 29 novembre 2010

Jazz'n'Klezmer 2010 : une cuvée pétillante ! Part 2

La 9ème édition du Festival Jazz'n'Klezmer se poursuit jusqu'au 13 décembre. Après un départ en fanfare la semaine dernière, très axé jazz, voici la suite de la sélection jewpop de concerts à ne pas manquer, pour goûter à la sauce klezmer épicée de rock, pop, psychédélisme, électro et "Radical jewish culture" !

Le nouveau projet de Yom, l'un des clarinettistes les plus inventifs de sa génération, sera présenté mardi 30 novembre au Café de la Danse (20h, prix des places 20 à 25€). Yom & The Wonder Rabbis est un "Road trip psychédélique dans une Europe de l'Est fantasmée", entre Brit Pop, rock, jazz et klezmer. Entouré de ses "super rabbins" (Manuel Peskine aux claviers, Sylvain Daniel aka SlyDee à la basse et Sébastien Lété à la batterie), Yom transformera sans doute le  public du Café de la Danse en "Golems dancers" ! Immanquable, en attendant la sortie de l'album prévu le 28 février 2011 ("With Love" / Buda Musique).


Jewpop vous reparlera prochainement de l'excellent duo Mazal, premier groupe français a avoir signé sur le prestigieux label de John Zorn, Tzadik. En attendant la prochaine sortie de l'album, le duo composé d'Emmanuelle Rouvray (chant, percussions) et Thomas Baudriller (laptop, contrebasse) se produit jeudi 2 décembre au Centre Barbara Fleury Goutte d'Or (20h, prix des places 15€). L'occasion de découvrir leur très original mélange d'électro-sépharade !

MAZAL Live from BENLT on Vimeo.

Groupe phare de la scène électro-klezmer, Balkan Beat Box vient enflammer la Bellevilloise jeudi 9 décembre (19h, prix des places 20 à 26€). Tous ceux qui ont déjà assisté aux délirants concerts du saxophoniste Ori Kaplan et de son gang savent que la soirée sera chaude, au son des derniers titres de leur récent et excellent album "Blue Eyed Black Boy" (Crammed Discs).


Le festival se terminera en beauté avec le concert du musicien emblématique de la scène nu-klezmer, David Krakauer. Le New Morning accueillera le clarinettiste et son Madness Orchestra lundi 13 décembre (20h, prix des places 30 et 45€), pour une soirée dédiée au répertoire de John Zorn, fondateur du mouvement "Radical jewish cultures", qui a choisi la série de compositions que Krakauer et son groupe joueront sur la scène du New Morning. Mention spéciale pour cette soirée de clôture (et pour la superbe affiche du concert, réalisée par le rappeur et designer Shmoolik).


Toutes les infos sont disponibles sur le blog du festival.

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