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vendredi 3 juin 2011

Du rififi à la Gay Parade


La Gay Parade de Tel-Aviv se déroulera-t-elle cette année sans char dédié aux transgenres ? C'est bien ce qui risque d'arriver le 10 juin prochain, date de la manifestation réunissant des milliers de spectateurs et participants, et devenue depuis quelques années l'un des événements incontournables de la ville. La parade est financée par des entreprises ayant des liens avec les communautés gays, qui, cette année, devaient apporter une contribution de 80 000 shekels (environ 16 000€) pour le défilé, composé de 5 chars.

Le problème est survenu avec la candidature de Mor Vital, charmant(e) brun(e) de 26 ans, qui souhaitait sponsoriser le char transexuel. Les choses se sont gâtées lorsque la municipalité a appris que Vital était à la tête d'un site porno, présentant des vidéos à la demande ainsi que des services de rencontre, qui seraient à la frontière de la prostitution.


L'avocat de la municipalité, consulté sur le sujet, n'a trouvé aucun motif d'illégalité dans une telle collaboration commerciale, mais a estimé "malvenu" le fait que la ville soit en relation avec "l'industrie pornographique". En apprenant cela, Mor Vital, vexé(e), a décidé de retirer sa candidature, expliquant que l'âge légal pour accéder à son site est de 18 ans, et soulignant qu'il n'y a aucune raison pour que les transgenres soient bannis de la Gay Parade, au motif que certains se prostitueraient.


Pour la municipalité, il s'agit d'un "malentendu". La décision est désormais entre les mains du maire de la ville et de son conseiller aux affaires gay. Mor Vital et son équipe reviendront-ils au sein de la Parade ? Eu égard à "l'importance de la communauté transgenre de Tel-Aviv, qui se doit d'être représentée lors de la manifestation", selon les déclarations d'un des conseillers municipaux de la ville au quotidien Yediot Aharonot, il semblerait que l'irrémédiable puisse être évité pour que la fête soit complète.

Alain Granat

mardi 29 mars 2011

Tel-Aviv Pin Up


Depuis la résurgence du mouvement new burlesque, on assiste à un retour de l'imagerie Pin Up, dont Dita Van Teese reste l'icône marquante de la décennie. Aérographée dans les années 50, la Pin Up est aujourd'hui photographiée, photoshoppée, et a souvent perdu le charme de ces  sex symbol naïves et coquines qui ornaient les cabines des routiers. Mais il est désormais possible d'afficher dans votre chambre des Pin Up d'un style très particulier, designées par la famille Bondarevsky, un photographe, un designer et un producteur  basés à Tel-Aviv, qui ont choisi de mitonner cet "art du quotidien" à la sauce tehina.


Comme le soulignent les Bondarevsky, "le sentiment patriotique a toujours eu une place importante en Israël, comme chez les Juifs de Diaspora", et il leur "semblait naturel d'exprimer ce sentiment au travers de l'imagerie Pin Up, support ayant un fort impact auprès des masses". Et de l'exprimer avec l'humour et l'ironie propre aux créateurs de Tel-Aviv, capables de se moquer de tout,  aux frontières du vulgaire.


Ces "objets de fantasme" se déclinent en posters, cartes postales, mugs, et évidemment calendriers.


Parfois d'un mauvais goût (assumé ?) total, elles se déclinent aussi en tee-shirts


Vous pouvez découvrir l'ensemble des visuels Pin Up TLV sur le site pinuptlv.com

jeudi 17 février 2011

Macy Gray au paradis en Israël !


Après l'annulation du concert de Vanessa Paradis à Tel-Aviv (officiellement due à des "impératifs professionnels", mais selon les sources de jewpop proches du management de l'artiste, résultant uniquement de la campagne d'intimidation du BDS), l'attitude constructive de la diva soul Macy Gray, qui vient de se produire en Israël malgré le même type de pressions, après avoir consulté ses fans et répondu à ses détracteurs sur Facebook et twitter, apporte un éclairage nouveau sur l'importance conjuguée des réseaux sociaux et des relations entres fans et artistes conscients de leur responsabilité. Décryptage par Jonathan-Simon Sellem, du site JSS News

Le 11 février, dans un article publié en anglais, nous écrivions que la représentation s’est parfaitement passée. Macy Gray a donc décidé de ne pas écouter ceux qui voudraient interdire aux juifs de vivre en Israël. Et visiblement, elle a eu raison. Voilà ce que la chanteuse déclare aujourd’hui sur son compte twitter

En français: “Merci Tel-Aviv. Ce fut le voyage le plus incroyable de ma vie. Je suis nouvelle et je promet de faire du mieux que je peux.”. D’autant plus réjouissant que pendant son séjour en Israël, elle a également prit le temps de répondre aux organisateurs des campagnes de boycott anti-juifs d’Israël !
Dans un premier twitt (à gauche), “Atmona” lui demande d’ouvrir un lien qui la dirigera sur un article lui demandant d’annuler son concert en Terre Sainte. Macy Gray répond qu’elle a lu l’article. Atmona revient alors à la charge (twitt de droite) et lui demande ce qu’elle en pense. Macy Gray répond: “plein de mauvaises informations, mais rien de neuf !”. Une vraie fessée déculottée pour les BDSeurs à l’inspiration hitlérienne. Mais si vous croyez que cela s’arrête là, vous vous trompez… Lisez la suite. Macy Gray passe carrément à l’offensive et rentre dans le lard des anti-israéliens (plus que pro-palestiniens en tout cas!).
A Atmona: que fais-tu toute la journée à écrire des twitt emplis de haine ? Qu’est-ce que tu apportes ? Tu ne parles jamais de paix, seulement de te supporter. A un autre internaute qui lui dit qu’il espère qu’elle ne s’est pas trompée en allant en Israël, elle répond : “Tu fais la paix avec les ennemis, pas avec les amis.” Puis Macy Gray explique qu’elle s’apprête à rencontrer un député israélien. “Envoyez moi vos questions”. Ainsi, elle reçoit un message lui demandant si le député croit qu’il devrait y avoir un Etat Palestinien. Ce à quoi Macy répond “Il a dit absolument. Et qu’il veut la paix plus qu’autre chose et qu’ils travaillent dur sur le traité. Il m’a l’air bien.”. Alors là, moi je dis “chapeau l’artiste” ! L’occasion pour moi de redécouvrir Macy Gray dans ses passages de Taratata



 
Une chose est sûre, selon mes sources, elle a adorée prendre son petit déj dans le quartier super à la mode de Neve Tsedek dans le sud de Tel-Aviv. Elle a adoré les croissant du Dallal !
Jonathan-Simon Sellem – JSSNews

Les lecteurs anglophones pourront également retrouver une interview de Macy Gray sur le site du Jerusalem Post

mardi 29 juin 2010

La Méditation du pamplemousse (Tel-Aviv Roman)


Mais que peut-il bien y avoir de commun entre le Viagra, un chien suicidaire, la quête désespérée d’un appartement à louer, et des pamplemousses ? Cette équation a priori improbable est résolue par "La Méditation du Pamplemousse, Tel-Aviv Roman" (Denoël), de Stéphane Belaïsch.



Chronique sans prétention mais pleine d’humour, de tendresse, la Méditation du Pamplemousse nous balade dans un Tel-Aviv d’un pittoresque inattendu, d’une modernité éclatante. Sholem Aleichem eût-il été vivant, il eût sans doute lu avec plaisir cette Méditation, reconnaissant dans les personnages rencontrés au fil des pages ces héros du quotidien qu’il aimait tant, reflets de nos identités juives hétéroclites, trop comiques pour être totalement réalistes, et trop réels pour n’être que des caricatures.


L’écriture est nerveuse, drôle, moderne, douce-amère parfois, jamais complaisante. Ce Tel-Aviv est le Tel-Aviv du quotidien, une ville à la modernité iridescente, démocratique dans sa diversité même, et c’est aussi ce que l’auteur capture : l’irréductible liberté d’un pays, d’une ville, qui n’a pas fini de se chercher, mais qui autorise toutes les recherches. Ecrivain, cinéaste ("Le Syndrome de Jérusalem"), Stéphane Belaïsch nous offre une belle tranche de lecture plaisir, sans prise de tête, au charme indéniable. Ne boudons pas notre plaisir, pour une fois qu’il est disponible sans contrepartie de bons sentiments. En bonus, une méthode de méditation, clé de l’énigme du titre : pelez et mangez, quartier par quartier, un pamplemousse israélien, et vous comprendrez…

Judith Gross

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Extrait : "Sopalin a échoué en Israël. Le Sopalin n'est pas populaire, j'ignore si la faute en revient à un mauvais marketing, mais en tout cas c'est un très gros problème pour ma libido. En effet, dans les pays développés, le Sopalin est prévu pour les mains, le PQ pour le cul et le Kleenex pour le nez. Ici, le PQ fait multi-usage : aux chiottes, à la cuisine, sur la table basse du salon, sur la table de nuit... le PQ est absolument partout et incroyablement assumé. Si une fille vous invite à dîner chez elle, elle peut vous recevoir avec un rouleau de PQ à la main. Elle s'en servira pour se moucher, s'essuyer la bouche et s'éponger le front lors d'un inoubliable et romantique dîner aux chandelles et rouleaux."

lundi 8 mars 2010

The Ramirez Brothers : au poil !

Trois musiciens velus nommés "The Ramirez Brothers" vous évoquent forcément des Mariachis obèses tout droit débarqués de Mexico ? Pas de bol, ces Ramirez-là sont originaires de Jaffa et produisent une musique jubilatoire qu'ils ont baptisé "Funk-a-billy" ! Un mix de rock, funk, soul, jazz et country music, propulsé par d'excellents musiciens, dans la plus pure lignée des jam bands américains tels que Grateful Dead ou Phish.

Composé de Sefi Zisling (trompette), Uzi Feinerman (guitare et chant) et Eitan Efrat (batterie), les Ramirez Brothers sont sans doute l'un des groupes les plus excitants de la scène alternative de Tel Aviv. S'ils ne sont pas à proprement parler de petits nouveaux, Uzi ayant collaboré avec le groupe de hip hop Hadag Nahash et Sefi avec le combo Funk’N'Stein et l'orchestre de la star Yehudit Ravitz, les Ramirez Brothers forment aujourd'hui le premier power trio digne de ce nom en Israël.


Un groupe bien moustachu, au son brut de décoffrage, qui devrait plaire autant aux fans de Zappa et d'Hendrix qu'aux amateurs de funk vintage ! En tournée européenne à partir du 20 mars, il faudra se rendre à Londres ou Berlin pour voir les Ramirez Brothers en club, aucune date n'étant malheureusement programmée en France...  Tous les renseignements sur leur tournée sont disponibles sur le myspace du groupe. Et un petit aperçu de leur talent avec l'un de leur clip, dont l'esthétique fait furieusement penser aux dernières pubs tv pour Free. Les Ramirez Brothers, ils ont tout compris !



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vendredi 29 janvier 2010

Nir Hod, Pop Art et érotisme à l'israélienne

Né en 1970, l'artiste israélien Nir Hod a déjà vu ses oeuvres exposées au Tel Aviv Museum of Art et dans de nombreuses galeries, de Berlin à New York. 

Ses visions d'une sexualité liée au fantasme de l'uniforme, associées à des personnages souvent androgynes, ont fait un temps scandale en Israël. 


Brisant le tabou du soldat de Tsahal emblématique d'un certain machisme israélien, Nir Hod bouleverse les codes de la société israélienne avec ses grands formats inspirés des hyperréalistes et du mouvement Pop Art, dans lesquels il se met souvent en scène (comme dans la toile ci-dessous, pièce centrale d'un tryptique consacré à la femme en uniforme). 


S'il abuse parfois de kitscheries à la façon du duo Pierre et Gilles, il n'en reste pas moins l'un des jeunes peintres israéliens les plus étonnants. On peut le découvrir à la galerie Alon Segev à Tel Aviv (Golda Center, 23 Shaul Hamelech Blvd).




jeudi 28 janvier 2010

Ce mp3 est-il casher ?

Comment être un "bon juif" et fan des Bee Gees ? Le hip hop est-il casher ? A ces questions profondément existentielles, le rabbin haredi (ndlr : ultra-orthodoxe) Efraim Luft (photo), qui dirige à Bnei Brak la "Commission pour la musique juive", a répondu en édictant une charte de la musique casher ! Sont donc proscrits, selon les "recommandations pour jouer de la musique casher" : "l'utilisation du swing, tant dans le chant que dans l'instrumentation", les instruments tels que guitares et basses électriques ainsi que le... saxophone (!), ou encore les genres disco, rock, reggae, rap, pop et tout rythme basé sur des mesures à 2 et 4 temps (quid des mesures en 6/8 ? :-) Il ne reste plus qu'à attendre avec une impatience non dissimulée les albums labellisés "Kosher Haredim Music"...

Si toutefois vous n'êtes pas sensibles aux effets dépravateurs des musiques impures, nous vous proposons de découvrir un extraordinaire artiste originaire de Tel Aviv, Idan K.  Percussionniste et DJ, il marie à merveille afro-beat, funk et musiques latines, créant un son futuriste nourri de traditions orientales. Idan K. a notamment collaboré avec le célèbre griot guinéen Mory Kante et s'est entouré, pour son nouvel EP Change is now (JDub Records), de pointures de la scène israélienne tels que DJ Sabbo et Axum. Pour le découvrir,  un mp3 à télécharger (légalement :-) ici :


Son EP (5 titres) disponible en téléchargement payant :

Et un petit goût d'afro-beat from Tel Aviv !


mardi 24 novembre 2009

Soulico, la Tel Aviv touch


La scène musicale de Tel Aviv est en constante effervescence, à l'image du collectif Soulico, composé de 4 musiciens, djs et producteurs (Sabbo, Widdo, Rob et Shimmy Sonique). Leur premier album, "Exotic on the Speaker" (Jdub records), passe à la moulinette vibrations orientales, folk israélien, hip hop, reggae, funk... offrant au final un son unique et totalement novateur, baptisé à juste titre d'exotic. Si la guest list de vocalistes présents sur les divers titres est particulièrement impressionnante (Ghostface Killah, Balkan Beat Box, MC Zulu, Del The Funky Homosapiens, Lyrics Born, ou encore Rebel-Sun, de l'excellent groupe funk israélien Coolooloosh), Exotic on the Speaker reste un album d'une parfaite unité. L'opus s'ouvre sur "El Nur", où Ghostface Killah, du Wu-Tang Clan, déboule avec un  vibrant "Salaam aleikum"! Rien de surprenant à cela, ce disque vivifiant alternant textes en hébreu, arabe, anglais, dans une ambiance très party, reflet de l'univers et de l'esprit de tolérance dans lequel évoluent les musiciens du collectif. Si Tel Aviv est surnommée "The Bubble", nul doute que Soulico a pris ici un malin plaisir à la faire éclater, pour délivrer au monde entier son message musical festif et universel.

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