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jeudi 9 décembre 2010

Silas Hardoon, le nabab juif de Shangaï

L'incroyable saga de Silas Hardoon, juif irakien émigré en Chine à la fin du XIXè siècle, à la fois négociant d'opium (à une époque où le trafic était légal) et promoteur immobilier qui métamorphosa Shanghaï en une ville moderne, sortira sur les écrans en 2011. C'est le réalisateur Taylor Hackford ("Officer et Gentleman", auteur également du formidable biopic "Ray"), qui a mis en scène la vie stupéfiante de cet enfant pauvre devenu l'un des tycoons de l'Asie du début du XXè siècle.


  
Né en 1851 à Bagdad, Saleh Hardun (son nom d'origine) quitte l'Irak avec sa famille à l'âge de 5 ans, pour rejoindre Bombay. Il y sera éduqué dans une école destinée aux enfants juifs nécessiteux, fondée par David Sassoon, autre juif irakien ayant fait fortune en Inde, à la tête d'un véritable empire commercial.  Silas, encore adolescent, rejoint la société de Sassoon et se fait remarquer à 17 ans, pour son sens remarquable du commerce. Il est d'abord envoyé à Hong Kong,  mais 6 années plus tard, est renvoyé de la société pour des raisons restées mystérieuses. Sans un sou, il débarque à Shangaï ,où la communauté juive irakienne présente dans la ville lui trouve un job de collecteur de loyers dans la filiale locale de la société Sassoon.


C'est le début de la formidable réussite de ce visionnaire, qui créera l'architecture du Shangaï du XXème siècle, aujourd'hui disparue avec l'avènement du régime communiste chinois. Sans vouloir retracer ici toute la vie de ce personnage extraordinaire, que l'on retrouvera bientôt sur les écrans, il faut savoir qu'il est le seul étranger à avoir eu droit à son propre personnage dans un opéra chinois ! Vendeur d'opium, bâtisseur, alchimiste, avare et philanthrope à la fois, Juif converti au bouddhisme, il fût marié à une prostituée chinoise qui deviendra sa muse et principale influence, Luo Jialing (Liza Roos), eurasienne de confession bouddhiste, ayant probablement des origines juives... Un Juif de Shangaï, M. Myers, affirmait en effet qu' Hardoon lui avait révélé les origines juives du père de sa femme, de nationalité française. Luo et Silas adoptèrent plusieurs enfants chinois, élevés dans la tradition bouddhiste, ainsi que neuf enfants d'origines différentes, qui furent élevés dans la tradition juive.

Si la résidence d'Hardoon, palais de rêve connu sous le nom de Aili Garden, finit en ruine, ravagée par un incendie, elle est restée mythique à Shangaï. A sa mort, en 1931, Hardoon fût enterré dans ses jardins au grand dam de la communauté juive de la ville, scandalisée. On doit aussi au nabab la construction, en 1927, d'une superbe synagogue d'architecture moderniste, Beth Aharon, qui fit office de refuge et de dortoir pour des centaines de juifs d'Europe réfugiés à Shangaï lors de la montée du nazisme. Elle accueillit aussi l'école rabbinique biélorusse Mir Yeshiva, qui fut la seule institution du genre à réchapper à la Shoah. De cette synagogue, détruite en 1985 pour y construire à la place un gratte-ciel (jamais érigé !), il ne reste aujourd'hui qu'un bloc de pierre visible au musée de Shangaï. La plupart des réalisations de Silas Aaron Hardoon ont aujourd'hui disparu. Avec The Merchant of Shangai, le réalisateur Taylor Hackford tient un beau sujet, l'histoire d'un petit juif pauvre de Bagdad dont la fortune fut estimée, à sa mort, à 21 billions de dollars actuels. 


jeudi 23 septembre 2010

Sukkah in the City


Jewpop vous avait présenté au mois de mai le concours "Sukkah City", dont les résultats ont été exposés cette semaine au coeur d' Union Square, le célèbre parc new-yorkais. 


Plus de 600 architectes et designers avaient répondu à l'appel pour créer la "Sukkah du XXIème siècle", délivrant des projets futuristes, innovants ou provocateurs, dont on peut consulter les plans sur le site sukkahcity.com/.


Ce sont les lecteurs du New York Magazine qui éliront, parmi les 12 projets finalistes exposés dans Union Square, le lauréat du concours, qui verra son projet choisi comme "Sukkah officielle" de la ville de New-York. Oeuvres d'art contemporain ancrées dans une tradition millénaire, ces réalisations ont attiré une foule nombreuse.


Des projets dignes de films d'anticipation, poétiques, surprenants, parfois politiques...


Le jury n'a toutefois pas retenu un projet de "Sukkah Mobile" très "Tour de France"...



Union Square's High-Concept Sukkahs from Jewish Forward on Vimeo.

jeudi 20 mai 2010

Sukkah City : un concours de design pour créer la sukkah du XXIè siècle !


C'est à l'initiative du journaliste Joshua Foer et de Roger Bennett, de l'association Reboot, qu'un concours particulièrement original vient d'être lancé. Son objectif : faire appel aux talents d'architectes, de designers et artistes inspirés par le thème de la sukkah, pour en créer des versions contemporaines et futuristes, conformes en tous points aux règles religieuses.



Parmi les projets présentés, douze seront retenus pour être exposés dans une installation dédiée, au coeur du parc new-yorkais d'Union Square, du 19 au 21 septembre 2010. Un jury prestigieux composé notamment du célèbre architecte israélien Ron Arad, de Michael Arad, concepteur du Mémorial du 11 septembre, ou encore de Paul Golberger, critique spécialisé en architecture du magazine The New Yorker et journaliste au New York Times, choisira les 12 finalistes. Et ce seront les new-yorkais qui éliront le lauréat, dont le projet sera exposé durant la semaine de fête et deviendra la "sukkah officielle" de la ville de NewYork !


Il vous reste jusqu'au 1er juillet pour vous inscrire sur le site sukkahcity.com sur lequel vous trouverez toutes les informations relatives au concours, ainsi que les règles à respecter dans la conception du projet, les dossiers étant à remettre, toujours par Internet via le site Sukkah City, au plus tard le 1er août.

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