Affichage des articles dont le libellé est Gastronomie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gastronomie. Afficher tous les articles

mardi 18 janvier 2011

Mc Donald's lance le Mc Falafel ! Yummy !

Vous aviez adoré le Mc Kebab ? Réjouissez-vous, le Mc Falafel débarque dans les Mc Do israéliens ! Et non, ce n'est pas une blague, mais une info provenant de l'excellent site israélien JSS News, dont nous reprenons l'article en intégralité sur jewpop. Jonathan Simon Sellem, son rédacteur en chef, nous dit tout sur cette nouvelle arme fatale de McDo ! Mmmmm...

Fast chaîne alimentaire, McDonald’s va introduire le produit McFalafel dans tous ses restaurants en Israël à partir de ce soir. Les falafel seront vendus soit à l’intérieur du pain pita, avec de la Tehina (une sauce blanche) et de la salade hachée… Ou alors, dans une boite contenant 3 ou 5 falatels, un petit pot de téhina sur le côté à manger avec des frites et une boisson !


Selon McDonald’s, le nouveau produit répond aux normes sanitaires fixées par la chaîne: le falafel est frit dans l’huile de canola et servi avec des légumes. Les consommateurs paieront 10 shekels (2€) pour trois falafels-tehina, 16.9 shekels pour 5 pièces avec pain pita, et 35 shekels pour le menu complet (avec boisson et frites). Selon le PDG de McDonald’s Israël, Padan Omri, “le McFalafel est un nouveau produit de McDonalds qui s’adapte au goût des israéliens. C’est la suite logique du McKebab. Par ailleurs, le McFalafel n’a que 499 calories pour 6.7% de matières grasses. C’est excellent pour la santé!”


En Israël, on compte 36 Mc Donalds casher et 124 non-casher. Au premier trimestre de 2011,3 nouveaux restaurants casher devraient ouvrir leurs portes. Et d’ici 4 ans, la firme aura ouvert 50 autres fast food dans tout le pays (dont 30% de cashers). “Nous avons mené une enquête qui conclu que la majorité de la population laïque, (70%) préfère manger de la viande casher. Ainsi, même quand le restaurant n’est pas casher, notre viande, elle, l’est” explique le PDG
Jonathan-Simon Sellem- JSSNews

mercredi 3 novembre 2010

La cuisine juive en France, vue des USA

Joan Nathan est célèbre aux Etats-Unis pour ses ouvrages best sellers sur les cuisines juives américaine et israélienne, et pour ses émissions de tv culinaires récompensées par de nombreux prix. Son nouveau livre, “Quiches, Kugels, and Couscous: My Search for Jewish Cooking in France” (Knopf), explore les liens entre traditions culinaires françaises et celles des communautés juives du pays. Dans un article que lui consacre la journaliste Leah Koenig, publié sur le site du Jewish Daily Forward, on s'amuse  d'abord des quelques clichés véhiculés par l'auteur, dont la vision des tables familiales juives en France est franchement risible.


Ainsi, on y apprend que "Si les Français juifs peuvent acheter leur viande chez un boucher casher, ils apprennent à leurs enfants à se tenir comme il faut (en français dans le texte), selon les codes des bonnes manières françaises, sur une table élégamment dressée". Amusant de constater que, vu des USA, acheter sa viande chez un boucher casher conduirait  à se baffrer comme un gros dégueulasse, les doigts dégoulinant de mloukhia.


Passé ce léger défaut typiquement américain (les clichés ont la vie dure...), le livre de Joan Nathan est une mine d'informations sur l'influence des traditions culinaires juives dans la gastronomie française. Comme l'introduction du chocolat à Bayonne au 17ème siècle par des Juifs venus du Portugal après l'Inquisition, qui feront de la ville basque la première cité chocolatière du pays, avant d'en être bannis en 1691 par des concurrents chrétiens, devenus à leur tour négociants et artisans chocolatiers.

Selon Joan Nathan, le foie gras, emblème incontournable des agapes de fin d'année en France, aurait également été introduit dans notre pays au Moyen-Age par les Juifs. Elle cite notamment un commentaire de l'illustre rabbin Rachi, qui dénonça le gavage des oies par les Juifs en prédisant qu' "Israël paiera un jour le prix de ces oies, pour avoir fait souffrir ces animaux en les engraissant de force". Un conseil jewpop : demandez à votre boucher casher si son foie gras provient d'oies gavées. Si la réponse est positive, interdiction de vous régaler du produit de la maltraitance de malheureux volatiles rendus obèses sous la pression !


Au-delà de l'aspect historique passionnant du livre, son auteur s'est attaché à recueillir des recettes liées aux histoires des diverses communautés juives françaises, ashkénazes et sépharades, au travers  de celles de familles et personnalités issues des diverses vagues d'immigration. Tels Françoise Tenenbaum, maire-adjoint de Dijon, qui livre sa recette de brioche aux cerises, Huguette Uhry, originaire d'Alsace, qui réalise une Challah pour les fêtes de Rosh Hashana nécessitant deux jours de préparation, ou encore Michel et Françoise Kalifa (l'un originaire du Maroc, son épouse d'une famille venant de Pologne), gérants de la célèbre Boucherie David (rue des Ecouffes à Paris), qui révèlent leur recette de foie haché au confit d'oignons.

Un livre à dévorer absolument (avec l'aide d'un dictionnaire d'anglais si besoin), avant de passer en cuisine et régaler vos convives de ces recettes si savoureuses (en français dans le texte).

Acheter "Quiches, Kugels and Couscous..." sur amazon.com (23,36$)

Michel Kalifa, dans sa célèbre "Maison David"



mardi 7 septembre 2010

Rosh Hashana avec les Black Eyed Peas


Si pour la plupart, le nom de Black Eyed Peas évoque d'abord un célèbre groupe de hip hop, il reste avant tout l'un des ingrédients incontournables de la soul food. Les black-eyed peas, ou "pois à vache" en français, sont ces haricots blancs comportant un "oeil" noir à leur base, que l'on trouve dans de nombreux plats du Sud des Etats-Unis et des Caraïbes. 


Mais les black-eyed peas sont aussi intimement liés à la tradition juive, tout particulièrement lors de Rosh Hashana, le nouvel an juif. On retrouve la trace de ces haricots dans un texte du Talmud de Babylone, et les Juifs d'origine syrienne, tout particulièrement de la région d'Alep, ont pour coutume de préparer pour les fêtes un ragoût de veau mijoté avec des oignons, de l'ail, de la cannelle et des "pois à vache", symbolisant la prospérité pour l'année à venir.


Ces haricots, dont l'origine proviendrait selon diverses sources d'Afrique de l'Ouest, d'Ethiopie ou du Moyen-Orient, furent importés en Amérique et dans les Caraïbes par les esclaves africains au 17ème siècle. Lorsque des juifs sépharades émigrèrent au 18ème siècle dans les Caraïbes et le Sud des USA, ils apportèrent leurs traditions culinaires dans lesquelles les pois à vache tenaient une grande place. La plupart de ces familles juives avaient des cuisinières noires, qui préparaient les repas selon la tradition juive, tout en y incluant des recettes du cru.

 
Les deux cultures, afro-américaines et sépharades, se sont rejointes au point que l'on retrouve nos black-eyed peas dans un célèbre plat traditionnel du Sud, le Hoppin' John, à base de haricots, riz et porc, que l'on déguste le 1er janvier pour avoir une année prospère, tandis qu'aux Caraïbes, on célèbre de même l'événement avec un plat similaire nommé Moros y Cristianos

Ironie de l'Histoire, ces plats traditionnels chrétiens du Nouvel An, transmis par les esclaves afro-américains, ont été adoptés par les juifs américains du Sud des Etats-Unis depuis les années 60, qui célèbrent Rosh Hashana avec cette recette, remplaçant le porc par une cuisse de dinde. Renouant ainsi avec une tradition vieille de plus de 2000 ans.

Cette chronique s'inspire de l'article de Devra Ferst publié sur le site Jewish Daily Forward

Ajoutons enfin que les haricots sont également un ingrédient essentiel de l'humour juif. En témoigne cette scène mythique du film "Blazing Saddles" (Le Shérif est en prison), du génial Mel Brooks.



Blazing Saddles Fart Scene

Spuff | MySpace Vidéo

  © Blogger templates Brooklyn by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP