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lundi 29 novembre 2010

Jazz'n'Klezmer 2010 : une cuvée pétillante ! Part 2

La 9ème édition du Festival Jazz'n'Klezmer se poursuit jusqu'au 13 décembre. Après un départ en fanfare la semaine dernière, très axé jazz, voici la suite de la sélection jewpop de concerts à ne pas manquer, pour goûter à la sauce klezmer épicée de rock, pop, psychédélisme, électro et "Radical jewish culture" !

Le nouveau projet de Yom, l'un des clarinettistes les plus inventifs de sa génération, sera présenté mardi 30 novembre au Café de la Danse (20h, prix des places 20 à 25€). Yom & The Wonder Rabbis est un "Road trip psychédélique dans une Europe de l'Est fantasmée", entre Brit Pop, rock, jazz et klezmer. Entouré de ses "super rabbins" (Manuel Peskine aux claviers, Sylvain Daniel aka SlyDee à la basse et Sébastien Lété à la batterie), Yom transformera sans doute le  public du Café de la Danse en "Golems dancers" ! Immanquable, en attendant la sortie de l'album prévu le 28 février 2011 ("With Love" / Buda Musique).


Jewpop vous reparlera prochainement de l'excellent duo Mazal, premier groupe français a avoir signé sur le prestigieux label de John Zorn, Tzadik. En attendant la prochaine sortie de l'album, le duo composé d'Emmanuelle Rouvray (chant, percussions) et Thomas Baudriller (laptop, contrebasse) se produit jeudi 2 décembre au Centre Barbara Fleury Goutte d'Or (20h, prix des places 15€). L'occasion de découvrir leur très original mélange d'électro-sépharade !

MAZAL Live from BENLT on Vimeo.

Groupe phare de la scène électro-klezmer, Balkan Beat Box vient enflammer la Bellevilloise jeudi 9 décembre (19h, prix des places 20 à 26€). Tous ceux qui ont déjà assisté aux délirants concerts du saxophoniste Ori Kaplan et de son gang savent que la soirée sera chaude, au son des derniers titres de leur récent et excellent album "Blue Eyed Black Boy" (Crammed Discs).


Le festival se terminera en beauté avec le concert du musicien emblématique de la scène nu-klezmer, David Krakauer. Le New Morning accueillera le clarinettiste et son Madness Orchestra lundi 13 décembre (20h, prix des places 30 et 45€), pour une soirée dédiée au répertoire de John Zorn, fondateur du mouvement "Radical jewish cultures", qui a choisi la série de compositions que Krakauer et son groupe joueront sur la scène du New Morning. Mention spéciale pour cette soirée de clôture (et pour la superbe affiche du concert, réalisée par le rappeur et designer Shmoolik).


Toutes les infos sont disponibles sur le blog du festival.

lundi 15 novembre 2010

Jazz'n'Klezmer 2010 : une cuvée pétillante ! Part 1

La 9ème édition du festival Jazz'n' Klezmer se tiendra à Paris du 21 novembre au 13 décembre, avec une programmation riche en surprises et en artistes étonnants. Jewpop vous livre ses choix avec des concerts à ne pas manquer pour découvrir une scène en pleine ébullition ! Premier volet de notre sélection.


En ouverture du festival, le New Morning, accueillera dimanche 21 novembre à 18h la nouvelle révélation jazz israélienne, le pianiste Omri Mor. Ce jeune musicien surdoué connaîtra sans nul doute le même succès en France que le contrebassiste Avishai Cohen, avec qui il s'est produit. Fusionnant musique andalouse et nord-africaine avec un jazz résolument contemporain, Omri Mor a déjà reçu un accueil enthousiaste du public et des critiques. 

En première partie du trio d'Omri Mor, le groupe Blik, et son extraordinaire chanteuse Noëmi Waysfeld, dont jewpop s'est fait l'écho, voit sa formidable relecture des chants yiddish et russe enfin consacrée, sur la mythique scène du plus prestigieux club de jazz de la capitale. Une soirée incontournable !

Mardi 23 novembre à 20h, le guitariste israélien Yuval Amihai se produira avec son quintet au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme. Ce jeune compositeur installé en France depuis quelques années, lauréat en 2009  du Concours National de Jazz de la Défense,  puise son inspiration dans les chants populaires israéliens, et les fonds dans un esprit qui n'est pas sans rappeler celui du guitariste Pat Metheny. Frédéric Charbaut, a qui l'on doit la découverte de nombreux jeunes artistes, dit de lui "Lorsqu'un jury de spécialistes se tait et devient attentif, c'est bon signe. En mai dernier, lors du Tremplin Jeunes Talents, alors que Yuval Amihai a commencé à jouer et que sont sorties de sa guitare ses mélodies jazz teintées d'Orient, le public et les jurés ont compris que ce quintet n'était pas ordinaire".


Jeudi 25 novembre à l'Espace Rachi (20h30), on aura la chance de voir réunis le pianiste Olivier Hutman (figure majeure du jazz français, sideman particulièrement prisé des musiciens américains de passage à Paris, et également membre de l'excellent projet Klezmer Nova) et la jeune chanteuse Stéphy Haïk, qui ont enregistré ensemble un remarquable album en 2009 ("The Longest Mile"  / dist. Harmonia Mundi). Une occasion unique de découvrir celle que le Village Voice  de New-York décrit comme une chanteuse d'"une sensibilité et une sensualité rares".


Toutes les infos sur Jazz'n'Klezmer 2010 sont disponibles sur le blog du festival




lundi 4 octobre 2010

The Apples, Funky Kings !

L'un des plus excitants groupe de funk actuel se nomme The Apples et vient d'Israël. Peut-être avez-vous déjà entendu le titre qui les a fait connaître, une reprise instrumentale de "Killing In The Name" des Rage Against the Machine ?

Si ce n'est pas le cas, précipitez-vous sur leur troisième album, "Kings" (sorti fin septembre en France, label Freestyle), pour lequel les 9 membres de The Apples se sont adjoints les services du mythique tromboniste de James Brown, Fred Wesley, décidément très branché jewish connexion depuis son projet Abraham Inc., et ceux du légendaire chanteur Shlomo Bar, pionnier, avec son groupe "Habrera Hativit", de la world music israélienne.



Les 4 premières faces de l'album présentent un Fred Wesley jubilatoire, sans aucun doute ravi de retrouver en studio des sensations dignes des plus belles heures des JB's horns, en compagnie d'une section de cuivres (trompette, trombone, sax ténor, baryton) enthousiasmante. Portés par la paire rythmique impeccable composée de Yonadav Halevy (drums) et Alon Carmelly (contrebasse),  par les scratches impressionnants des 2 djs du groupe, Todres et Schoolmaster, sans oublier les effets sonores de MixMonster, les cuivres de The Apples livrent dans cette première partie d'album un funk vintage, mais qui ne sonne en rien passéiste et donne surtout furieusement envie de danser.



Les 4 dernières faces, enlevées par un Shlomo Bar incandescent, naviguent entre Afrique, Moyen-Orient, funk, dub et envolées à la Sun Ra. Ilan Ben-Ami, guitariste ultra-doué du groupe Habrera Hativit et invité sur cette deuxième partie d'album, vous donnera une petite idée de ce qu'on peut faire avec un oud hors du contexte "musique traditionnelle", tandis que les 2 djs s'amusent à scratcher des samples de guimbardes (jew harp, en anglais). The Apples réussit, avec "Kings", la parfaite alchimie. Le royaume du funk leur appartient.




Une extraordinaire session live de leur album "Buzzin about" :

The Apples - Buzzin' about (Oneg Sessions) from haoneg on Vimeo.

lundi 13 septembre 2010

Black Sabbath, une histoire musicale des relations entre Juifs et Afro-américains


Qu'y-a-t-il de commun entre Nina Simone, The Temptations, Billie Holiday et Aretha Franklin ? Outre leurs voix hors du commun, ces artistes afro-américains ont tous un jour enregistré des chansons issues du répertoire juif. Avec la compilation "Black Sabbath, The Secret Musical History of Black-Jewish Relations", cet aspect de l'histoire des liens entre les deux communautés est dévoilé au travers de morceaux souvent rares, dénichés par deux grands spécialistes de la pop music juive américaine, Josh Kun et David Katznelson, créateurs du label Idelsohn Society.


Si les musiciens juifs américains sont nombreux, depuis Al Jolson jusqu'à Matisyahu, à avoir puisé leur inspiration dans les musiques noires, l'inverse s'est aussi produit. Avec des enregistrements célèbres, comme la version poignante de "My Yiddishe Mame" chantée par Billie Holiday, et d'autres bien plus confidentiels, tels que "Sholem Aleichem" par la sublime Eartha Kitt,  “Ich Hob Dich Tzufil Lieba”, interprété en yiddish par la chanteuse de blues Alberta Hunter, ou encore un medley de "Fiddler on the Roof" par... le groupe soul The Temptations !

"Difficile d'imaginer la musique pop américaine sans la fusion des cultures noires et juives" affirme Josh Kun dans une interview au Jweekly.com. "Pas de comédies musicales, pas de jazz, pas de rock sans ces influences partagées", ajoute-t-il. Les concepteurs de cette compilation abordent aussi, par le biais de certains morceaux, un pan particulièrement intéressant des relations souvent complexes entre les deux communautés. Entendre Nina Simone chanter en hébreu le traditionnel “Eretz Zavat Chalav”, la chanteuse soul  Marlena Shaw  interpréter “Where Can I Go" écrit  par Sigmunt Berland, un rescapé de la Shoah, sur le thème du peuple juif retrouvant sa terre, montre ainsi  combien certains artistes afro-américains très impliqués dans la lutte pour les droits civiques se sentirent concernés par Israël et les Juifs.


Si, contrairement à son titre accrocheur, cette compilation ne révèle aucun "secret" d'ordre musical ou sociologique (analogies entre liturgie juive et gospel, influences de la musique klezmer sur le jazz, prépondérance des compositeurs juifs dans le patrimoine musical populaire américain... tout ces sujets sont bien connus), elle a le mérite de faire découvrir des enregistrements étonnants, et de mettre l'accent sur l'aspect positif des relations entre deux communautés, partagées entre sentiments  d'amour-haine et fascination réciproque.


Ecouter des titres de "Black Sabbath..." :



lundi 28 juin 2010

Francis Dreyfus, Memories of you

La disparition de Francis Dreyfus, jeudi 24 juin 2010, laisse un vide terrible auprès de tous ceux qui ont eu le privilège de connaître cet immense producteur et éditeur de musique. Si son nom n'est pas médiatisé auprès du grand public, les artistes qu'il a révélés sont connus de tous, de Jean-Michel Jarre à Lavilliers et Bashung, en passant par le Christophe des "Paradis perdus", côté chanson française.


Comme éditeur, c'est Elton John, Bowie, Phil Collins, Pink Floyd, The Crusaders... qu'il représentera, et rien moins que le catalogue d'Elvis Presley pour la France. Et c'est avec son label Dreyfus Jazz qu'il produira avec passion des artistes majeurs tels que Michel Petrucciani, Richard Galliano, Marcus Miller, Biréli Lagrène, parmi tant d'autres. 


J'ai rencontré Francis Dreyfus en 1992. Je débutais comme producteur et venais de réaliser avec deux amis, David Dahan et Patrick Maarek, un projet de fusion jazz et hip hop alors assez novateur en France, sous le nom du groupe David Dexter D. Une éditrice m'avait organisé un rendez-vous avenue Kléber, dans les bureaux de son label, et Francis m'avait accueilli avec chaleur, attendant le départ de cette personne bien connue du milieu pour me lancer avec humour "Mais tu débarques de Limoges ou quoi ? Pourquoi tu n'es pas venu me voir directement ?". Notre collaboration démarra sur une poignée de main en guise d'accord, et une incroyable aventure débutait pour moi, entouré d'une équipe d'un professionnalisme et d'une gentillesse extraordinaire. Je souhaite à tous les jeunes artistes de vivre un jour l'histoire que j'ai vécue au sein du label Dreyfus Records, accompagné par un producteur de cette dimension et d'une telle générosité, auprès de qui j'ai tant appris.


Un très bel article, datant de 1997, à été consacré par l'Express à ce gentleman de la musique, passionné d'art contemporain, qui a réussi la gageure de rendre le jazz populaire en France. Je pense toujours à lui en écoutant un album que nous adorions tous deux, "Clifford Brown with Strings", dont l'un des titres s'appelle "Memories of you".

Alain Granat


Crédits photos : Philippe Quidor, Jean-Marie Périer, Jean-Baptiste Millot

lundi 21 juin 2010

Amos Hoffman, le django israélien

Tous ceux qui ont eu la chance d'assister récemment à un concert du quintet d'Avishai Cohen ont pu découvrir à ses côtés un brillant guitariste et joueur de oud, Amos Hoffman.

Avec "Carving", son nouvel album produit sur le label du contrebassiste Avishai Cohen Razdaz Recordz, Amos Hoffman poursuit sa quête d'une musique ancrée dans le jazz et l'Orient, fusionnant avec swing et intelligence ces deux univers.


Composé pour moitié de titres joués à la guitare, les autres étant interprétés au oud, "Carving" recèle de superbes compositions, parmi lesquelles le tubesque et funky "Brown Sugar", qui devrait, on l'espère, lui offrir le même succès en France que celui que connaît son ami bassiste, présent sur un titre du disque.


Aux côtés du guitariste, quatre musiciens en parfaite osmose, Ilan Salem (flûte) Ilan Katchka (percussions) Gilad Abro (basse) et Amir Bresler (batterie), avec la participation d'Itamar Doari (darbouka) et du pianiste Shai Maestro. Amos Hoffman possède un son et un style unique, marque de tous les grands jazzmen, et livre avec ce disque une musique souvent festive, parfois mélancolique, toujours inspirée. La superbe pochette de l'album, hommage à Moshe Hoffman, père du musicien et célèbre peintre et sculpteur, ajoute encore à la beauté de "Carving".



vendredi 30 avril 2010

Jacques Schwarz-Bart, nouvelle étoile de la galaxie jazz

Les fans de nu soul connaissent bien Jacques Schwarz-Bart, artiste au parcours étonnant, qui laissa derrière lui une carrière prometteuse et toute tracée de haut-fonctionnaire pour se diriger vers la route plus mouvementée de la musique, apprenant le saxophone à l'âge de... 24 ans ! Quelques années plus tard, on le retrouve comme sideman aux côtés d'Eric Benet, Erykah Badu, D'Angelo, Mshell N'degeocello ou encore en compagnie de Roy Hargrove, pour qui il composa le hit "Forget Regret" sur l'album "Hard Groove". Le parcours musical de "Brother Jacques", comme le surnomment ses amis musiciens, est celui d'un homme empreint d'une culture métissée, héritée de parents prestigieux. Son père, André Schwarz-Bart, est l'auteur du Dernier des justes, prix Goncourt 1959, et sa mère est Simone Schwarz-Bart, écrivain majeure de la littérature antillaise, qui a signé Pluie et vent sur Télumée Miracle


Après avoir créé une fusion musicale entre jazz et gwo ka, la musique traditionnelle guadeloupéenne dans laquelle il baigna enfant, et publié deux albums remarqués dans ce style désormais dénommé "jazz-ka", Jacques Schwarz-Bart aborde aujourd'hui les rivages d'une soul music urbaine, ancrée dans le jazz, avec son nouvel album "Rise Above" (Dreyfus Jazz).

Ses subtiles compositions, alternant tonalités mélancoliques et climats délibérément funk, offrent un écrin parfait à la superbe voix de son épouse Stephanie McKay (entendue jadis au sein du collectif Brooklyn Funk Essentials), qui s'illustre sur plusieurs titres parmi lesquels le tubesque "Feel so free". "Brother Jacques" livre ici un album intense (mention spéciale au titre éponyme "Rise above", et aux harmonisations de "Busted" ou "This one"), où son phrasé élégant et sa sonorité puissante font merveille. Un disque qui devrait séduire à coup sûr les fans de soul jazz à la Grover Washington Jr. ou Wilton Felder, aussi bien que les amateurs de créateurs plus aventureux tels que Wayne Shorter.

Acheter "Rise Above" sur  Amazon



Découvrir une passionnante interview de Jacques Schwarz-Bart publiée dans Libération  en avril 2009, où il s'exprime notamment sur ses rapports avec le judaïsme.

Ecouter des extraits de l'album sur le site Dreyfus Jazz

jeudi 25 mars 2010

Matzo Ball Mix !


A l'approche des fêtes de Pessah, Jewpop vous propose un mix réalisé par Captain Détendu (Paris Djs), idéal pour le warm-up de votre Seder ! Hip hop, reggae, funk psychédélique, jazz, yiddish vocals, electro, swing... Plus de 30 minutes de musiques festives dédiées aux amateurs de Matzo Ball, à télécharger ici (Cliquez sur l'icône download, et c'est parti !)

Matzo Ball Mix
Tracklisting :
01. Dayenu - soCalled
(from "The soCalled Seder, A Hip Hop Hagadah" album, 2005 / JDub Records)
02. Four Questions (Ma Nishtana) - David Gould
(from "Feast of the Passover" album, 2009 / Tzadik)
03. Matzoh Ball - Slim Gaillard and his Flat Footed Floogee Boys
(from "Matzoh Balls" 78rpm, 1939 / Columbia)
04. Matzah N°5 - DJ David Brody aka Louie Bagel
(aired from radio station WHTZ)
05. Passover Medley - The Barry Sisters
(from "Shalom" album, 1962 / Roulette)
06. Matzohmowofinal - Mocean Worker
(Ada Jones song "Under the Matzos Tree" remixed, from "Jewface" album, 2006 / Reboot Stereophonic)
07. What does it take (The 10 Pleagues) - Gershon Kingsley, Theodore Bikel
(from "The 5th Cup, A Spirit Explosion" LP, 1974 / The 5th Cup Co.)
08. Feast of the Passover - The Congos (feat. Tommy McCook)
(bonus track from "Congos Ashanti" album, 1994 / Blood And Fire)
09. Exodus - Eddie Harris
(from "Exodus to Jazz" LP, 1961 / Vee Jay)

mardi 16 mars 2010

Pessah rocks !


Jewpop a sélectionné pour vous les meilleurs et plus improbables disques pour célébrer Pessah en musique. Hip Hop, reggae, folk, rock psychédélique, classique, enfants... Il y en a pour tous les goûts !


Démarrons par une bonne dose de hip hop mâtinée d'electro-klezmer : le DJ canadien Josh Dolgin, plus célèbre sous le nom de Socalled (vous avez sans doute déjà entendu son hit "You are never alone, Jewish Cowboy"),  a produit, avec "The Socalled Seder, a hip hop haggadah" (JDub Records), l'ultime album-concept dédié à Pessah. Jubilatoire de bout en bout, à ne pas en perdre une miette de matzah !





David Gould, ex-bassiste du groupe de reggae John Brown's Body, a publié en octobre 2009 son troisième opus sur le label new-yorkais Tzadik Records, "Feast of Passover", explorant plus avant les connexions entre reggae et musiques juives, cette fois-ci sur la thématique de Pessah. Le résultat est remarquable, la fusion parcourant la plupart des thèmes musicaux chantés lors du Seder étant totalement réussie ! Un disque qui comblera les amateurs de reggae, qui retrouveront parmi les invités de D. Gould les légendaires voix de Leonard "Sparrow" Dillon (du groupe The Ethiopians) et des Silvertones. Oy Mon !



Kim et Reggie Harris, couple de musiciens noirs américains, ont notamment collaboré avec Pete Seeger et Harry Belafonte.  En compagnie du rabbin Jonathan Kligler, ils ont réalisé ce très bel album, "Let My People Go" (label Appleseed), créant un pont entre les communautés juives et afro-américaines des Etats-Unis à travers l'histoire, la Bible et le mouvement des droits civiques. Entre soul, gospel et folk 60's, cette commune "célébration de la liberté" entre juifs et noirs américains est un disque surprenant et émouvant.



Le nom de Gershon Kingsley ne vous est sans doute pas familier. Son plus célèbre tube, "Popcorn", vous l'est sans doute plus. Ce pionnier du synthétiseur Moog, révéré par la scène electro et hip hop (les Beasties Boys lui ont rendu hommage dans leur album "The In Sound From Way Out"), réalisa en 1974 un album-ovni intitulé "The 5th Cup", consacré à Pessah. Opéra-rock psychédélique teinté de funk, ce disque porté par la voix du chanteur folk Théodore Bikel était depuis longtemps introuvable. Grâce au label Reboot Stereophonic, spécialisé dans les rééditions de jewish pop music, on peut désormais retrouver ce disque culte au sein d'un double CD consacré au génial Gershon Kingsley, "God is a Moog" !



Le disque "A Passover Seder Festival" (Sony Music), enregistré en 1953 par le mythique ténor américain Richard Tucker, est LE classique à posséder absolument pour tout amateur de grandes voix (Tucker fut également Hazan) et de liturgie traditionnelle du Seder. Un album incontournable.




Terminons cette sélection par le groupe The Macaroons (JDub Records), dont l'album "Let's Go Coconuts" comporte quelques titres très réussis comme "Flying on Matze Brei". Du jewish pop-rock sans guimauve, pour habituer vos bambins aux sonorités de l'anglais pendant qu'ils dégusteront un délicieux Matze Brei ! L'album sera disponible en téléchargement sur Amazon.fr à partir du 23 mars.


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