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mardi 7 juin 2011

Chavouot dans vos assiettes


La tradition veut, en particulier dans les communautés ashkénazes, que le repas du soir de la fête de Chavouot soit consacré à des mets lactés. Jewpop vous a compilé quelques recettes savoureuses et tutoriaux vidéos, pour régaler votre famille et vos amis de blintzes, cheesecakes, kreplach, pkaila et autre couscous au beurre... Yummy !

Honneur aux Bubbe avec cette délicieuse grand-mère américaine qui vous guidera pour la confection de goûteux blintzes


Le cheesecake, ou kaesekuchen, est devenu l'un des desserts emblématiques new-yorkais. L'excellent blog (francophone) de cuisine juive Kitchenbazar.fr vous propose sa recette de cheesecake crémeux aux fruits rouges, ou encore celle de la tarte au fromage blanc de grand-mère Berthe, le tout illustré de photos particulièrement alléchantes ! Et si vous vous baladez du côté de NY, n'oubliez-pas de faire un tour chez S&S Cheesecake.

Les kreplach, cette-fois avec de la viande, sont aussi traditionnellement préparés dans les familles ashkénazes lors des repas de Chavouot. Jewpop a sélectionné pour vous une recette plutôt originale, qui nous a mis l'eau à la bouche !


How to Make Kreplach par 5minFood


Et côté séfarade, si vous connaissez tous les recettes de la pkaila ou du couscous au beurre, Jewpop a choisi de vous faire découvrir les traditions culinaires de Chavouot des Juifs originaires d'Inde, comme celle du Ladoo, ou encore celle du thé Chai Masala au lait et à la citronnelle, pour bien digérer, au milieu des fleurs, votre repas de Chavouot. Hag sameah !

mercredi 27 avril 2011

Le Cortège du Tchoulent : un cabaret yiddish qui a du goût !

Les jeunes artistes qui renouvellent l'univers de la yiddishkeit (culture yiddish) avec talent sont rares. Miléna Kartowski, chanteuse et comédienne, a vu son formidable spectacle "Le Cortège du Tchoulent" élu "Coup de coeur" de la Fnac. Un label amplement mérité pour cette création qui mêle théâtre et musique dans la grande tradition du cabaret yiddish. Un cabaret festif, émouvant et plein d'humour, où Miléna Kartowski se réapproprie sa culture dans un show totalement moderne, loin de ce qu'elle qualifie - à juste titre - des "poncifs sclérosés, des images éculées et des interprétations cristallisées dans la douleur d'un passé tragique".

Le Tchoulent, ce ragoût de Shabbat roboratif et longuement mijoté, emblématique de la cuisine ashkénaze et célébré par Heine, l'est aussi d'une culture yiddish dont la transmission passe autant par l'apprentissage de la langue que par celle des traditions culinaires, passées de mère en fille. Puisant son inspiration dans ses souvenirs d'enfance, la chanteuse fait le lien entre ce goût (Tam en yiddish) porteur de toute une identité, qu'elle qualifie joliment de "madeleine de Proust d'un monde englouti", et de "peinture d'un monde d'avenir, celui du yiddish de demain, mon yiddish". 

Le Tchoulent de Miléna Kartowski, produit avec la collaboration artistique de Yael Tama, a une très belle saveur, celle de la fête d'un passé qui se conjugue au présent, avec une  énergie folle, qui donne envie de danser. Pour reprendre les mots d'Albert Memmi dans son recueil de pensées intitulé "Bonheurs" (Arléa / Le Seuil), "Le fameux Nahman de Bratslav ne dit-il pas que, à l'instar de la Torah, tout danse dans l'univers ?". Celui du "Cortège du Tchoulent" est empli de joie, porté par une artiste à la voix superbe, entourée de trois excellents musiciens (Nicolas Arnault au piano, François Collombon aux percussions, Samuel Maquin à la clarinette) qui mitonnent comme des chefs la musique klezmer avec des pincées de jazz, de reggae, de slam.


Si vous n'avez jamais goûté au Tchoulent (et tout particulièrement à son ingrédient le plus léger et diététique, le kishke - intestin de boeuf ou cou d'oie farci selon les recettes - dont la dégustation reste le test ultime d'adhésion à la yiddishkeit !), vous vous délecterez de celui concocté par Miléna Kartowski.

Alain Granat

Les Jeudis 28 avril et 12 mai a 20h30
Les Dimanches 1, 8, 22 et 29 mai a 18h

Au Kiron Espace
10 rue de la Vacquerie
75010 Paris
Réservations: 01 44 64 11 50 /
ou sur Fnac.com (22€)

Le teaser du spectacle 



mercredi 3 novembre 2010

La cuisine juive en France, vue des USA

Joan Nathan est célèbre aux Etats-Unis pour ses ouvrages best sellers sur les cuisines juives américaine et israélienne, et pour ses émissions de tv culinaires récompensées par de nombreux prix. Son nouveau livre, “Quiches, Kugels, and Couscous: My Search for Jewish Cooking in France” (Knopf), explore les liens entre traditions culinaires françaises et celles des communautés juives du pays. Dans un article que lui consacre la journaliste Leah Koenig, publié sur le site du Jewish Daily Forward, on s'amuse  d'abord des quelques clichés véhiculés par l'auteur, dont la vision des tables familiales juives en France est franchement risible.


Ainsi, on y apprend que "Si les Français juifs peuvent acheter leur viande chez un boucher casher, ils apprennent à leurs enfants à se tenir comme il faut (en français dans le texte), selon les codes des bonnes manières françaises, sur une table élégamment dressée". Amusant de constater que, vu des USA, acheter sa viande chez un boucher casher conduirait  à se baffrer comme un gros dégueulasse, les doigts dégoulinant de mloukhia.


Passé ce léger défaut typiquement américain (les clichés ont la vie dure...), le livre de Joan Nathan est une mine d'informations sur l'influence des traditions culinaires juives dans la gastronomie française. Comme l'introduction du chocolat à Bayonne au 17ème siècle par des Juifs venus du Portugal après l'Inquisition, qui feront de la ville basque la première cité chocolatière du pays, avant d'en être bannis en 1691 par des concurrents chrétiens, devenus à leur tour négociants et artisans chocolatiers.

Selon Joan Nathan, le foie gras, emblème incontournable des agapes de fin d'année en France, aurait également été introduit dans notre pays au Moyen-Age par les Juifs. Elle cite notamment un commentaire de l'illustre rabbin Rachi, qui dénonça le gavage des oies par les Juifs en prédisant qu' "Israël paiera un jour le prix de ces oies, pour avoir fait souffrir ces animaux en les engraissant de force". Un conseil jewpop : demandez à votre boucher casher si son foie gras provient d'oies gavées. Si la réponse est positive, interdiction de vous régaler du produit de la maltraitance de malheureux volatiles rendus obèses sous la pression !


Au-delà de l'aspect historique passionnant du livre, son auteur s'est attaché à recueillir des recettes liées aux histoires des diverses communautés juives françaises, ashkénazes et sépharades, au travers  de celles de familles et personnalités issues des diverses vagues d'immigration. Tels Françoise Tenenbaum, maire-adjoint de Dijon, qui livre sa recette de brioche aux cerises, Huguette Uhry, originaire d'Alsace, qui réalise une Challah pour les fêtes de Rosh Hashana nécessitant deux jours de préparation, ou encore Michel et Françoise Kalifa (l'un originaire du Maroc, son épouse d'une famille venant de Pologne), gérants de la célèbre Boucherie David (rue des Ecouffes à Paris), qui révèlent leur recette de foie haché au confit d'oignons.

Un livre à dévorer absolument (avec l'aide d'un dictionnaire d'anglais si besoin), avant de passer en cuisine et régaler vos convives de ces recettes si savoureuses (en français dans le texte).

Acheter "Quiches, Kugels and Couscous..." sur amazon.com (23,36$)

Michel Kalifa, dans sa célèbre "Maison David"



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