jewpop recommande vivement : Mazal, en showcase au Comedy Club pour la sortie de son album (label Tzadik), suivi d'un mix "100% kasher" de Remy Kolpa Kopoul, lundi 23 mai à 20h. Entrée libre.
Le Comedy Club, 42 bld de Bonne Nouvelle, 75010 Paris
"Vous êtes rabbin et souhaitez rejoindre une communauté atypique dont les membres sont souvent en déplacement ? Contactez Meïr Dagan. Salaire intéressant, avantages en nature, missions très variées" : une telle annonce n'est pas parue dans la presse israélienne, mais le patron du Mossad a bien recruté, comme vient de le relater le quotidien Yediot Ahronot, un rabbin au service d'ouailles très particulières.
Rabbi 007 devra répondre à de multiples questions religieuses, auxquelles semblent confrontés les agents religieux. Ainsi que l'explique le correspondant du Figaro à Jérusalem, Marc Henry, qui relaie cette histoire dans les colonnes du journal, les espions religieux du Mossad se posent de graves questions existentielles, comme "que doit faire un officier traitant lorsqu'il rencontre une de ses sources dans un restaurant non kasher ?". Il est vrai que trouver un restaurant casher à Dubaï est très courant. Gageons que ce "rabbin très spécial" saura faire face aux multiples cas posés par la vie trépidante d'agents secrets, et leur prodiguer de judicieux conseils pour l'accomplissement de leurs missions en conformité avec les règles du judaïsme.
On imagine sans peine ce qu'Adam Sandler ou Ben Stiller pourraient réaliser à partir d'une telle histoire, et les titres de films qu'on adorerait voir sur nos écrans, comme "On ne prie que deux fois" ou encore "Le rabbin qui m'aimait".
L'été arrive : pour que vos tout-petits deviennent les it-kids de la plage, remisez au placard les sempiternels tee-shirts Mickey et adoptez le look jewpop, avec notre sélection de tee-shirts et bodies drôles et craquants !
Votre bébé sera médecin, pas de discussion ! Mais s'il a encore quelques années devant lui avant de prêter le serment d'Hippocrate, autant qu'il commence à pratiquer dès maintenant avec ses copines de plage. A partir de 6 mois, disponible en body et tee-shirt chez Kosher Ham (14, 99$)
Votre fille est la plus belle, ça ne fait aucun doute ! Raison de plus pour l'afficher sur cet adorable tee-shirt, dont seront fans toutes les mamies ashkénazes (shayna punim : jolie frimousse en yiddish).
Du 6 mois au 2 ans, chez Modern Tribe (22$)
Dur dur, de faire la sieste sous un parasol avec un bébé qui a autant de souffle qu'un joueur de vuvuzela... Offrez-lui ce body au logo de la "Fédération Internationale des Sonneurs de Shofar" !
Designé par la créatrice de livres pour enfants Laurel Snyder, ce tee-shirt ravira toutes les mamans qui allaitent, et les autres aussi ! Un produit éthique en coton bio de la marque Alternative Apparel, tout doux pour un bébé vraiment jewpop ! Du 3 mois au 2 ans, chez Modern Tribe (19$)
Talila est un peu la "gardienne du temple" de la musique yiddishen France. Figure tutélaire, jadis avec son ex-compagnon Ben Zimet, d'un yiddishkeit musical ancré dans la tradition, la chanteuse et actrice s'ouvrira peut-être les portes d'une audience moins confidentielle avec "Mon Yiddish Blues" (Naïve), bel objet hybride en forme de livre-disque.
Bénéficiant d'une prise de son somptueuse, l'album se distingue par l'élégance des orchestrations réalisées par l'excellent arrangeur et multi-instrumentiste Teddy Lasry, bien connu des fans de jazz-rock pour avoir co-fondé le mythique groupe Magma dans les années 70, et depuis longtemps complice musical de Talila.
Les subtiles harmonisations et couleurs latines apportées par Teddy Lasry à des standards comme Belz et Shpil Du Fidl Shpil, ou encore le swing manouche de l'inusable saucisson casher Bei Mir Bist Du Shein, apportent un souffle bienvenu à un répertoire bien connu des amateurs. Et si la voix et l'interprétation de Talila semblent aujourd'hui un brin surannées, ne boudons pas le plaisir qu'auront tous ceux qui découvriront pour la première fois ces airs joliment revisités, et les émouvantes nouvelles écrites par la chanteuse-actrice, qui accompagnent son "Yiddish Blues". Comme dirait George Cloyney, Vos Nokh (What else ) ?
Ce matin, Jean-Marc Morandini, reprenant les informations du quotidien La Provence, relatait sur l'antenne d'Europe 1 le formidable projet initié par le producteur et réalisateur Mohamed Ulad, co-écrit avec la philosophe franco-israélienne Sophie Nordmann. L'idée : faire vivre ensemble, dans une maison située près de Marseille et sous l'oeil de caméras, 12 jeunes israéliens et palestiniens âgés de 19 ans, représentatifs socialement et politiquement des deux sociétés.
Nulle tentative de créer ici un Loft-Story d'encore plus mauvais goût (pas de piscine où jouer à "ma flottille dans ton blocus"), mais une véritable expérience civique et pédagogique, où les 12 participants, encadrés par des "parrains" israéliens et palestiniens présents pour leur donner des repères historiques et politiques, tenteraient de se délester de leurs préjugés en vivant 3 semaines sous un toit commun, sans obligation aucune (désolé pour les téléspectateurs, mais pas de douches torrides en perspective).
Le but de chaque épisode, scénarisé, étant d'amener les participants à réaliser ensemble des activités culturelles et sportives, et d'aborder les sujets du conflit pour arriver, dans le meilleur des cas, à négocier un "accord de paix" (le titre de l'émission : "Les Accords de Marseille"). Une démarche ludique et très symbolique, qui présente l'originalité de mettre spectateurs et protagonistes au même niveau, pour mieux comprendre les problématiques du conflit.
Ce projet devait être produit par France télévisions, tourné d'ici le mois de septembre sur l'île du Frioul et diffusé sur France 5. Mais le blog de Jean-Marc Morandini vient d'annoncer, quelques heures seulement après son interview de Mohamed Ulad, que France Télévisions, "pour des raisons de durée et de financement, n'a pas souhaité donner suite à ce projet en développement"...
Espérons qu'une autre chaîne aura plus de courage et prendra le relais de cette belle initiative, qui permettrait sans aucun doute une meilleure compréhension des antagonismes, et peut-être de montrer qu'il sera possible pour ces jeunes israéliens et palestiniens, un jour prochain, de "vivre ensemble", selon les voeux des auteurs du projet.
Montréjeau est une charmante petite ville de Haute-Garonne qui s'enorgueillit d'un festival mondial de folklore, dont la 51è édition débutera le 15 août. Cette année, des groupes originaires d'Espagne, de Lituanie, de France, de Grèce, de Hongrie, de Géorgie, de République Tchèque, de Bolivie, de Corée du Sud, d'Argentine et d'Israël devaient être présents.
En consultant le site Internet du festival, on apprend depuis peu que ses organisateurs sont "dans l'obligation d'annuler la venue d'Israël" ! Une "obligation" motivée de façon lapidaire, sans plus d'explications. Tandis que l'on peut encore lire, toujours sur la page d'accueil du site, que ce festival célèbre "l'amitié entre les peuples" et qu'il reçoit le soutien du CIOFF (association internationale regroupant les organisateurs de festivals folkloriques, prônant leur engagement pour la paix par la rencontre des cultures) et de l'UNESCO.
On imagine sans peine les graves troubles qu'aurait occasionné le groupe folklorique israélien qui aurait dansé ou fait de la musique sur la grand-place de Montréjeau, ville qui compte une Juste parmi ses natifs et où plusieurs familles juives ont trouvé refuge pendant la guerre, aidées par la population. Le maire de Montréjeau, Eric Miquel, se décrit sur son site web comme "un homme de gauche, d'une gauche de rassemblement et de progrès". On comprend parfaitement la portée de ce geste courageux et intelligent, qui fera sans nul doute progresser la paix au Proche-Orient.
Jewpop vous invite vivement à manifester votre soutien aux brillants responsables de ce boycott, Jean-Pierre Canut et Christophe Douvez, organisateurs du festival, ainsi qu'aux édiles locaux, en écrivant à l'adresse mail mairie-montrejeau@wanadoo.fr. Vous pouvez également vous inscrire sur la la page facebook du festival, où vos commentaires seront les bienvenus http://www.facebook.com/folklore.montrejeau
D'un côté, Placebo, Elton John, Metallica, Rihanna, Rod Stewart, Joan Armatrading, Kool and The Gang... De l'autre, Carlos Santana, Gil Scott-Heron, Elvis Costello, Gorillaz, The Pixies et The Klaxons. Les premiers se produiront ou se sont récemment produits en concert en Israël, les seconds ont décidé d'annuler leurs prestations. Certains motivant clairement leur décision, d'autres ayant cédé à la pression d'associations militantes pro-palestiniennes, ou, plus hypocritement, arguant de problèmes de logistique. Etonnante démarche, comme si les artistes en question découvraient soudainement et avec effroi la situation dans la bande de Gaza.
Ce boycott culturel, qui assimile tous les israéliens à leur gouvernement, dénie aux citoyens israéliens le droit à un échange culturel en raison de leur nationalité, et surtout, en raison de leur supposé soutien politique au gouvernement actuel. Qui dit élection démocratique dirait donc soutien inconditionnel à la majorité en place. Dans cette logique stupide, les boycotteurs nient totalement un élément fondamental de la société israélienne : la diversité des partis et des opinions, unique en son genre dans la région.
Il suffit pourtant de parcourir la presse et les blogs israéliens pour voir que le débat est constant sur la politique du pays vis-à-vis des Palestiniens. Débat auquel contribue évidemment, et avec vivacité, la sphère culturelle israélienne, tant dans les domaines de la musique, du cinéma, de la littérature, que par le biais de l'humour. Et avec une force critique inouïe, à l'image de voix aussi respectées dans le pays que celles des écrivains David Grossman et Amos Oz, ou grâce à des comédiens aussi populaires que les auteurs du show tv Eretz Nehederet, qui ridiculisent le gouvernement et les personnalités politiques, suivis chaque semaine par plus de 2 millions de téléspectateurs israéliens.
Ceux qui condamnent le blocus de Gaza en arguant qu'Israël ne peut punir collectivement la population palestinienne parce qu'elle est dirigée par le Hamas, n'ont pas les mêmes scrupules à prôner une punition collective vis-à-vis des fans de musique israéliens. Certes, les enjeux matériels ne sont pas les mêmes, mais la démarche reste identique, contre-productive et inique. Jusqu'à preuve du contraire, la culture a toujours été une source de dialogue et de rencontre, pas une arme de chantage politique.
Les artistes qui ne se rendront pas en Israël, iront-ils jusqu'au bout de leurs actions et de leur logique implacable ? A savoir refuser de percevoir des royautés provenant de la vente de leurs albums en Israël, et des droits d'auteur provenant de la diffusion de leurs musiques sur les tv et radios israéliennes, cela depuis qu'a été mis en place le blocus de Gaza ? Pas sûr... Quant à Madame Elvis Costello, visiblement, ses opinions politiques diffèrent de celles de son mari. Le public israélien applaudira en août la pianiste et chanteuse de jazz Diana Krall. Scènes de ménage en perspective ?
Francis Kaplan nous livre son nouvel opus, sur la question : qu’est-ce que la vie ? Il poursuit ainsi sa réflexion d’ouvrages en ouvrages (notamment Des Singes et des hommes, L'Embryon est-il un être vivant ?), à la croisée de la biologie, de la philosophie et de l’éthique. Avec courage et audace, il réexamine des notions tellement chargées, surchargées idéologiquement, pour déblayer, couche par couche, presque en archéologue, avec douceur et fermeté, ce qui peut faire l’objet d’un savoir indubitable. Il montre ainsi que « ni la finalité théologique ni la réduction de la vie à la matière, ni les théories vitalistes n’apportent une réponse satisfaisante à l’énigme de la finalité biologique, qu’il n’y a pas de concept adéquat et que cette finalité relève en fait d’un bricolage intellectuel ».
Mais Francis Kaplan, professeur émérite de philosophie, n’est pas un archéologue. Les problèmes qu’il affronte nous concernent aujourd’hui, du biologiste au politique. Plus qu’en philosophe, c’est en logicien implacable qu’il met à nu au cours de cette enquête nos concepts bricolés, avec lesquels nous devons pourtant vivre.
Une nouvelle étonnante pour tous ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué : "La culture juive domine la scène française" ! Cette annonce lapidaire, qui, pour son auteur, est loin d'être réjouissante, n'a pas été faite par Radio-Paris ou Je Suis Partout en 1941, mais par Dieudonné le 3 juin 2010, lors d'une conférence de presse relatée par le quotidien algérienLiberté, à l'occasion de la représentation à Alger de son dernier spectacle.
Cerise sur le gâteau, on apprend aussi que"Cette nouvelle culture française, bourgeoise et sioniste n’émet aucun message". Contrairement à celui de Dieudonné, de plus en plus en verve : "créer un front antisioniste dans les pays arabes contre la propagande israélo-américaine". Objectif relativement aisé à atteindre, un peu comme enfoncer une cuillière dans un bol de purée Mousseline.
Ces tournées en Algérie, en Syrie et au Liban, et son récent voyage en Iran, ont aussi pour but de réunir des financements pour deux projets cinématographiques, à côté desquels les films de Leni Riefenstahl ou encore Le Juif Süss devraient ressembler à une pâle mouture de "On se calme et on boit frais à Saint-Tropez". Outre un premier projet depuis longtemps déjà dans les cartons de Dieudonné, "Le Code Noir" (aucun rapport avec le Da Vinci Code, le "Code Noir" était un ensemble de textes régissant la vie des esclaves noirs dans les îles françaises), nous attendons avec impatience sa vision cinématographique de l'histoire de la colonisation et de la décolonisation algérienne, dont le titre est tout un programme : "Le Décret Crémieux".
Et en cas de succès d'audience sur les écrans iraniens et syriens, gageons que notre Max Pecas antisém... euh, pardon, antisioniste, s'attaquera avec ardeur à d'autres sujets "à message". Jewpop a un paquet d'idées de scénarii à lui suggérer.
Dans un remarquable article intitulé "Le conflit israélo-palestinien rend-il aveugle ?", publié le 24 avril 2010 dans Le Monde , l'historien et sociologue des médias Jérôme Bourdon revient sur l'inévitable partialité du traitement du conflit par les médias, expliquant que "Dans un débat, la première ligne d’un article permet de prévoir avec exactitude tout le reste (qu’il soit pro ou anti-Israélien), on comprend que le besoin de croire, qu’il s’agisse d’idéaliser ou de diaboliser les uns ou les autres, compte plus que le besoin de comprendre.".
Paradoxe de l'histoire, quelques semaines plus tard, le traitement dans les médias des événements liés à la "Flottille de Gaza" ne fait que renforcer la brillante analyse de Jérôme Bourdon, qui enseigne à l'Université de Tel-Aviv et vit en Israël depuis 12 ans.
Tous ceux qui souhaitent disposer d'une lecture avertie de la situation liront avec intérêt le livre publié en 2009 par l'historien, "Le récit impossible, le conflit israélo-palestinien et les médias" (INA / éditions de Boeck). Un ouvrage qui ne modifiera évidemment pas la perception des personnes convaincues ni du public militant, tant côté pro-israélien que pro-palestinien, mais qui, de manière très objective, démontre l'influence de plus en plus cruciale des médias sur le conflit. Et la frontière, de plus en plus ténue, entre journalisme et militantisme, dès lors qu'est abordé le sujet.
Instrument de musique ou objet d'art ? Les deux ! Le concept Zoybar, né de l'imagination du jeune designer israélien Ziv Bar Ilan, permet de concevoir un instrument au look fascinant et unique en son genre (guitare ou basse), à partir de composants interchangeables autour d'un "squelette" principal.
Zoybar, c'est aussi une communauté basée sur une philosophie de partage du savoir (open source), permettant aux designers, musiciens et passionnés de création, de développer de nouveaux instruments de musique. Via une plateforme collective permettant notamment de télécharger des fichiers d'aide à la production de composants d'instruments en 3D, les membres de Zoybar peuvent proposer leurs créations et échanger des idées sur les évolutions possibles de ces instruments futuristes.
Si les guitares Zoybar ne sont pas à la portée de tout musicien (les manches sont livrés sans frettes, mais peuvent être adaptés par tout luthier), et demandent une certaine aisance côté bricolage, elle raviront tous ceux qui cherchent à se démarquer avec un instrument exceptionnel. A commencer par le génial guitariste Marc Ribot, qui, de passage en Israël, a testé une Zoybar couplée au module de son Kaoss, et dont la première question a été "How much ?". Pas cher, puisque l'instrument ne coûte que 670$, à commander sur le site Zoybar
Arafat, Moubarak, le roi Hussein et Chirac sont dans un petit avion . Il y a une panne, et des passagers en trop. Ils se regardent les uns l...
What's jewpop ?
jewpop, un tour d'horizon de toutes les nouvelles cultures juives : musique, web, design, littérature, cinéma, théâtre, mode, gastronomie... Des coups de coeur et des petsch ("claques" en yiddish :-) qui méritent d'être partagés !