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mercredi 24 novembre 2010

Tsahal piège les simulatrices sur Facebook

Lundi dernier, lors d'une séance à la Knesset, le Général de brigade Amir Rogovsky a annoncé aux parlementaires que Tsahal se servait désormais des réseaux sociaux, en particulier Facebook, pour repérer les  "fausses exemptées" de service militaire. Ce ne sont pas moins de six bureaux distincts qui sont chargés de cette chasse très particulière, qui vise les jeunes femmes se déclarant abusivement orthodoxes pour échapper à leurs devoirs militaires. 

La loi israélienne exempte en effet les jeunes filles orthodoxes du service sous les drapeaux, sous réserve qu'elles signent une déclaration sur l'honneur affirmant leur stricte observance des pratiques religieuses, notamment celle du Shabbat et de la casherout.
Selon le Jerusalem Post, près de 42% des jeunes israéliennes seraient exemptées de service militaire, dont 35% pour raisons religieuses. Et pour le Général Rogovsky, plusieurs milliers d'entre elles seraient en fait laïques.

Les techniques utilisées par ces services très spéciaux de Tsahal sont simples. Il leur suffit de créer des profils "bidons", suffisamment séduisants pour attirer dans leurs mailles des utilisatrices de Facebook affichant leur statut d'orthodoxe, puis de vérifier toutes les données mises à disposition par ces dernières afin de cibler les simulatrices potentielles.


Ainsi, l'une ayant posté une photo la montrant dînant dans un restaurant visiblement non-casher, une autre posant dans des vêtements peu conformes aux standards de la "modestie" orthodoxe, se sont vues contactées par ce "Big Brother" d'un nouveau genre pour des explications. Mais l'ingéniosité de ces enquêteurs est sans limite. Les adeptes de Facebook recoivent régulièrement sur leur messagerie des invitations à des événements, soirées, fêtes... auxquelles il est possible de répondre par "Oui", "Peut-être" ou "Non", indiquant ainsi sa possible participation. Tsahal a donc lancé des invitations à des fêtes imaginaires se déroulant le vendredi soir. Pas de chance pour celles, nombreuses, qui ont répondu "Peut-être" ou "Oui". La fête, même costumée, risque fort de se terminer sous un véritable uniforme.

mercredi 17 novembre 2010

Koogle, le moteur de recherche qui ne fait pas de boulettes


Que fait un juif orthodoxe qui ne souhaite pas avoir accès à des images impudiques sur Internet ? C'est très simple, il se connecte sur Koogle, le premier moteur de recherche pour surfer casher ! Créé en Israël en 2009, Koogle (jeu de mot sur le plat yiddish Kugel, signifiant "boulette" en français, un gâteau sucré ou salé à base de nouilles ou de pommes de terre selon les recettes) filtre tout contenu à connotation sexuelle, permettant aux juifs orthodoxes désireux d'utiliser le web de surfer en toute quiétude. Bien entendu, aucun service n'est accessible pendant Shabbat, en particulier les commandes sur les sites marchands partenaires du moteur.


Mais les Juifs ne sont pas les seuls à s'être lancés sur le marché du moteur de recherche communautaire. Ainsi, les catholiques peuvent se connecter à... Cathoogle, moteur de recherche basé sur la technologie Google. Cathoogle remonte ainsi les résultats fournis par les sites certifiés catholiques, le résultat de chaque recherche affichant en priorité les pages et sites en relation avec la foi et la religion catholique. Côté Islam, c'est sur I'm Halal (qui se distingue par son nom totalement dissocié de Google) qu'il faut se rendre, pour voir si votre recherche est Haram ou non. Point commun des trois sites : les requêtes à caractère sexuel sont systématiquement éliminées !

Notre préféré reste néanmoins Jewgle. Lorsque vous vous rendez sur ce moteur et faites une recherche, quelle que soit sa nature (De "nude" à "Netanyahu"), le message suivant s'affiche : "Appelle ta mère au lieu de chercher du sexe sur le web !". Cette hilarante parodie propose aussi, lorsque vous cliquez sur l'onglet "maps", la réponse suivante : "Ca te tuerais d'aller rendre visite à ta mère ? Quoi, tu as oublié le chemin ? Utilise Google Maps !". Ce site-gag très réussi est l'oeuvre de Lex Friedman un professionnel du web qui maîtrise visiblement l'humour juif à la perfection.


mercredi 20 octobre 2010

Google.fr : recherche "juif" désespérément.


Dans un article publié dans la rubrique "A la loupe" du Télérama de cette semaine, titré "Et François Hollande, il est juif ?", la journaliste Emmanuelle Anizon constate, avec effroi, que le mot "juif" est associé à la plupart des requêtes concernant les hommes politiques et journalistes-animateurs français sur Google.fr. 

En effet, en tapant par exemple les noms de David Pujadas ou de François Hollande sur le moteur de recherche le plus utilisé par les internautes français (90% des recherches sur le web en France), on peut voir parmi les "recherches associées", c'est à dire la liste de mots automatiquement sélectionnés par le moteur car recherchés le plus souvent par les internautes avec ces noms, le terme "juif".

La journaliste, après avoir testé ce phénomène inquiétant sur de nombreuses requêtes,  a contacté Google afin de comprendre s'il n'y avait pas une possibilité de "manipulation d'extrême droite" (ndlr : pourquoi d'ailleurs uniquement d'extrême droite ?), mais la réponse est sans appel : "Si ça remonte comme ça, c'est forcément une tendance lourde." Ce qui fait dire à Emmanuelle Anizon que "l'internaute français, quand il cherche des renseignements sur une personnalité politico-journalistique, veut prioritairement savoir si elle est juive. Glaçant." Jacques Attali lui répondrait sans doute qu'au contraire, c'est la manifestation évidente d'une poussée de philosémitisme des internautes français.


Emmanuelle Anizon précise ensuite qu'il s'agit d'un phénomène quasi-exclusivement local (hormis sur les filiales ukrainiennes et marocaines du moteur de recherche), ayant "testé au hasard les Google américain, japonais, italien, espagnol, allemand, russe, anglais, israélien". Si, dans ces pays, les internautes s'intéressent à la "santé" de Bill Clinton ou à la "taille" de Nicolas Sarkozy, en France, on se demande d'abord si ces derniers sont juifs...

La journaliste explique enfin que "Google est bien embêté, mais ne peut intervenir sur ses robots que s'il y a insulte raciale, appel à la haine ou pédo-criminalité", concluant, avec désabusement, qu'il ne sera pas possible d'agir sur cette "recherche secrètement tendancieuse révélant un vieux fond renouvelé d'antisémitisme collectif". Au fait, et Dominique Strauss-Kahn, il est juif ?





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